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1. Alignements géométriques de lieux sacrés

Le système de circuits vitaux de la Terre 1. Alignements géométriques de lieux sacrés

Alain Boudet

Dr en Sciences Physiques, Thérapeute psycho-corporel, Enseignant

1. Alignements géométriques de lieux sacrés
2. Réseaux énergétiques planétaires et polyèdres
3. La nouvelle grille planétaire et l'évolution de la conscience

Résumé: L'observation des lieux sacrés partout sur la        planète (mégalithes, monuments, ouvrages de terre, lieux de cérémonie) révèle qu'ils ne        sont pas situés au hasard, mais sur des lignes géométriques précises. La Terre est tissée d'un        réseau de ces lignes qui sont les manifestations physiques de flux énergétiques. Bien qu'il n'en soit pas fait        mention dans notre éducation conventionnelle, ces faits ont été bien documentés dès les        années 1930. Les peuples anciens détenaient la connaissance de ces flux et l'ont imprimée dans le paysage. Les        indigènes actuels d'Australie et d'Amérique du Sud ne l'ont pas oublié.

Contenu de la première partie

Annexes

Depuis l'espace, la Terre nous apparait comme une boule ronde et lisse très légèrement        aplatie aux pôles. Nous distinguons facilement les mers et les continents, mais à première vue aucune structure        régulière, aucun réseau, aucun treillis n'y sont apparents. Si un réseau de lignes        structurées existe, il faut chercher d'autres indices.

La Terre vue de l'espace

Le globe et les coordonnées

                

Merci à Toocharger.com

                

Merci à C. Motte et M.-C. Vouloir, EHESS/CNRS

On peut tout d'abord noter que puisque la Terre tourne autour d'un axe qui traverse les pôles,        ces points se distinguent des autres parce qu'ils ne bougent pas. Ils auront donc un statut particulier dans un réseau.

A partir de ces 2 pôles, on peut également construire l'équateur, comme        cercle équidistant des 2 pôles. Toutefois il en est déduit par réflexion, il n'est pas apparent        concrètement par des caractéristiques physiques reconnaissables sur le terrain. De même, par construction sur le        globe, on peut tracer des cercles qui passent par les pôles et entourent la Terre. Ce sont les méridiens.        Puis, si on trace les cercles horizontaux, donc perpendiculaires aux méridiens, appelés parallèles,        on obtient une grille de repérage et de géolocalisation au moyen de laquelle on peut désigner n'importe quel        point de la Terre par ses coordonnées.

Ce sont ces coordonnées, par exemple, qui sont utilisées par les satellites géostationnaires GPS (Global          Positioning System – ou système mondial de localisation). La géodésie est la science qui a          pour objet de mesurer la surface de la terre et de définir un système de repérage tel que la        longitude et la latitude. Toutefois, cette grille semble être une convention choisie arbitrairement par quelques        spécialistes qui ne correspond pas à une réalité physique.

Il existe effectivement un treillis de lignes entrelacées qui se révèlent par leurs traces        physiques sur la Terre. Ce treillis est différent du système de méridiens et de parallèles, mais par        certains aspects, il présente quelques rapports avec lui. Des pionniers l'ont redécouvert à partir de la fin du        19e siècle. Nous allons les suivre pas à pas dans leurs découvertes. Dans ce premier article, nous        nous intéressons aux alignements de sites. Dans le suivant, nous explorerons comment le treillis est organisé sur le        plan planétaire et dans le troisième quelle est sa fonction et comment il évolue avec le temps.

Les alignements de sites anciens en Angleterre ou lignes de ley

Au 19e siècle, à peu près en même temps, plusieurs personnes en Europe sont intriguées        par la disposition de certains lieux antiques ou lieux de culte qui commençaient à susciter de l'intérêt,        et font quelques investigations rudimentaires avec leurs propres moyens.

Ainsi, en Angleterre, William Black s'intéressait au réseau subsistant des        anciennes routes romaines. De fil en aiguille, il se rend compte qu'il existait un filet de lignes droites qui couvrait la        Grande-Bretagne et au-delà. Des lignes radiales et polygonales reliaient des points et édifices précis du        paysage, dont certains constituaient des bornes de comtés. En 1870, il fait une conférence à la British          Archaeological Association où il expose sa théorie. Il énonce que Entre les monuments existe un          marquage fait de lignes géométriques qui couvrent l'ensemble de l'Europe occidentale".

En 1882, G. H. Piper fait une causerie où il énonce que Si on          trace une ligne depuis la montagne Skirrid-fawr vers la Pierre d'Arthur au nord, elle passe par Hatterall Hill, et les          châteaux de Oldcastle, Longtown Castle, Urishay et Snodhill.

Une ligne de ley en Angleterre

Une ligne de ley à Saintbury, Angleterre. Elle emprunte un ancien chemin, passe par une croix          médiévale, une église saxonne, et un tumulus Photo aérienne de Paul Devereux           ©1996

Dans notre culture occidentale contemporaine, le concept d'alignements de sites est généralement attribué        à l'anglais Alfred Watkins dans les années 1920, bien qu'à la        même époque d'autres aient eu la même idée, tel l'astronome anglais Norman          Lockyer. En 1921, en se promenant à cheval dans les collines de Blackwardine situées dans le Hereforshire,        Watkins remarque que de nombreux sentiers semblent relier une colline à une autre en ligne droite.

En examinant ensuite une carte, il a l'intuition soudaine de l'alignement de sites préhistoriques. Recherchant des preuves        visuelles de cette théorie, il découvre que des sites tels que des pierres levées (menhirs), des          collines rondes artificielles ou tumulus (qu'on prétend être d'anciennes structures funéraires) sont          situés en ligne droite sur des kilomètres à travers la campagne. Il prend de nombreuses        photographies sur le terrain et constitue un club de recherche, le Straight Track Club.        Watkins produit conférences, articles et livres (The Old Straight Track, 1925).

Watkins remarque que ces lignes traversent des lieux dont les noms comportent le suffixe ley        (ou lay, lee, leigh,         lea, ly). Cet ancien mot anglo-saxon signifie espace          dégagé, tel que clairière, prairie ou couloir de dégagement. C'est pourquoi il les nomme lignes          de ley. Plus tard, il abandonne cette terminologie pour le terme piste ancienne          rectiligne (old straight track). Mais le terme ley        a été repris tel quel par d'autres et a subsisté dans l'usage.

Les jalons des lignes de ley

Quand ils détectent une ligne de ley, Watkins et ses collaborateurs la remarquent par des éléments du paysage        physiquement repérables. Puis en l'examinant plus attentivement sur le terrain, ils trouvent d'autres éléments        moins visibles, parfois enterrés.

Les jalons de ces lignes sont des éléments soit naturels, soit construits de main d'homme: lieux liés à        l'eau (mares, sources, puits), tumulus, dolmens, menhirs, cromlechs (cercles de pierres), cercles et ouvrages de terre,        châteaux, églises, collines de forme particulière.

Pour Watkins, il semblait logique que ces lignes étaient les traces d'anciennes voies de transport existant avant        l'occupation romaine. Les sites seraient alors des points de repérage pour les voyageurs, des points de mire et de halte        à travers le paysage, de colline en colline. Sans plus éléments, il lui était difficile d'imaginer leurs        véritables fonctions que nous exposerons dans le troisième article de        cette série.

Par la suite, ces lieux auraient été utilisés pour y construire des temples et constructions sacrées.        On sait effectivement que les chrétiens ont construit leurs églises, les grandes cathédrales et autres sites        sacrés à l'emplacement de cultes anciens pré-existant. Les lignes de ley existaient          indéniablement aux temps préhistoriques.

John Michell et la ligne St-Michel

Après une période de vague oubli de l'existence des lignes de ley, John Michell        leur apporte une contribution majeure dans son livre The View Over Atlantis (1969). Il y        fait connaitre les observations de Watkins, les resitue dans un contexte plus large qui        fait appel aux connaissances anciennes, à l'énergie, la radiesthésie, les OVNI, et donne l'impulsion pour        d'autres investigations.

Il met en évidence une ligne qui traverse tout le sud de l'Angleterre sur 600 km. Elle démarre à la pointe        sud-ouest, en Cornouailles, au Michael's Mount, une ile de forme pyramidale située        dans Mount's Bay. La ligne traverse des sites célèbres comme Glastonbury et Avebury,        et passe par de nombreux bâtiments religieux dédiés à St-Michel. C'est pourquoi elle est nommée la        ligne St-Michel. Bien entendu, ce n'est là qu'un nom relativement récent, car elle existait bien avant la        christianisation, et son nom était ligne Atlas.

La ligne St-Michel est orientée sur le rayon du soleil levant du 8 mai qui est        justement la date de la fête printanière de St-Michel.

Saint-Michael's mount L'alignement St-Michel

Le St-Michael Mount en Cornouailles Merci à Wikipedia

La ligne Saint-Michel Merci à Jiro Olcott

              
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Avebury John Michell photographié par Colette Dowell

Avebury Merci à Crystalinks

John Michell (1933 - 2009) Merci à Colette Dowell

Triangles et polygones

De nombreuses lignes sont progressivement découvertes, et en se croisant et s'entrecroisant, elles forment un tissu        géométrique. Comme le signalait déjà en 1939 le Major H. Tyler        dans son livre The Geometric arrangement of Ancient Sites, beaucoup de lignes rayonnent        à partir d'une intersection commune. Ainsi 8 lignes divergent depuis l'église de Wooburn (Buckinghamshire).

triangle Stonehenge

Un triangle résultant de l'intersection de 3 lignes,           délimité par Avebury, Stonehenge et Glastonbury Merci à Alex Whitaker

Le tissu géométrique est composé de triangles, quadrilatères et autres polygones. Les triangles ont        souvent leurs côtés égaux: isocèles ou équilatéraux. Sir          Norman Lockyer (1836-1920), un astronome royal, remarque que Stonehenge, le        château de Grovely (Grove-ley) et Old Sarum (Salisbury) forment un triangle équilatéral de 10 km de        côté.

Dans d'autres cas ce sont des triangles avec un angle droit (triangle rectangle). Glastonbury,         Stonehenge et Avebury forment un triangle        rectangle parfait, qui est orienté approximativement vers le nord. Le côté Glastonbury /Avebury est situé        sur la ligne St-Michel.

Le côté Glastonbury /Stonehenge de ce triangle est aussi l'un des côtés d'un décagone (polygone        à 10 côtés) mis en évidence par John Michell.

Dans certains cas, des sites sont situés sur des cercles concentriques autour d'un centre de rayonnement.

Dans d'autres endroits, des leys sont parallèles sur plusieurs kilomètres. Cela pose question sur leur        interprétation en tant que pistes anciennes. Où mèneraient-elles? Pour Tyler,        les alignements étaient présents avant les pistes et marquaient une division géométrique rectangulaire        du terrain.

Dans son livre Megalithic Sites in Britain (1967), le professeur Alexander          Thom observe: Il est remarquable que 1000 ans avant les premiers mathématiciens de la Grèce antique,          des gens de ces iles avaient non seulement une connaissance pratique de la géométrie et étaient capables de          mettre en place des dessins géométriques élaborés, mais savaient aussi installer des ellipses          basées sur les triangles pythagoriciens.

Alignements de sites sacrés dans toute l'Europe

Les membres du Straight Track Club de Watkins        étaient très actifs et certains ont recherché l'existence des lignes de ley dans d'autres pays. Par ailleurs,        au même moment, dans ces pays mêmes, des investigateurs locaux s'intéressaient également au sujet.

Au cours des années suivantes et jusqu'à nos jours, plus on recherche ces lignes, plus on y porte attention, et plus        on en découvre partout en Europe. De plus l'évolution technique a apporté des moyens supplémentaires de        détection de ces alignements par des photos aériennes et encore mieux par des photos satellites qui ont rendu cette        tâche beaucoup plus facile.

En effet, on s'est rendu compte que certaines lignes visibles d'en haut sont difficilement repérables sur le terrain.        Parfois, elles sont signalées seulement par une couleur différente des végétaux, ou soulignées        par des bordures de champ, un chemin de campagne, une route ancienne.

Les découvertes des Romains

Les chroniqueurs romains rapportent qu'au moment de leurs conquêtes, ils ont trouvé des lignes droites dans presque        tous les pays en Europe, en Crête, dans la région de Babylone, et en Afrique du Nord. Ces tracés existaient donc        bien avant eux.

Ils ont également constaté la présence de menhirs alignés dans la campagne toscane en Italie,        une région occupée par les Étrusques.

Les dépâtures de Gargantua

En marge des alignements eux-mêmes, je signale un folklore peu connu, associé à certains monts          et buttes en France, qui fait intervenir le géant Gargantua.          Certains veulent y voir le besoin de merveilleux des gens, qui imaginent ces histoires pour supporter leur vie dure, mais il se          pourrait bien que ce soit aussi une allégorie pour dire que ces monts sont investis ou l'ont été par des          forces ou énergies supérieures.

Gargantua, un peu maladroit parfois          à cause de sa taille, se promène un peu partout en France. Quand il parcourt la campagne, de la boue s'attache          à ses chaussures, qui deviennent "empâtées" et il arrive qu'une masse s'en détache. Cette masse,          appelée dépâture ou dégallochée,          forme une colline ou un mont, déposé sur la plaine.

Ainsi, en Charente, la colline du Pinsonneau, au sud de Baignes Sainte-Radegonde, et la motte de Coiron sont des dépâtures          oudégottures de Gargantua. De même la butte de Sancerre dans le Cher, le          mont Garganet (nom issu de Gargantua) et le mont Ceix en Corrèze. On en trouve dans une bonne            partie de la France, surtout la moitié Nord.

D'autres fois, en s'activant, Gargantua renverse sa hotte et son contenu devient des amas de rochers. Ou bien il se          déculotte et dépose sa crotte. Dans l'Ain, le lac de Nantua a été pissé par Gargantua, tandis          que le mont qui domine la ville est une catole (une crotte) qu'il a laissée là. Dans le Maine-et-Loire, la ville de           Bouzillé la bien nommée en          est une également.

Le christianisme a diabolisé Gargantua en rebaptisant en lieux du diable les lieux, gouffres, chaos rocheux, et pierres          dressées nommés de son nom. À l'opposé, d'autres lieux ont été sanctifiés et          consacrés à l'Archange Saint-Michel, dont beaucoup de Monts Gargan. Ainsi en est-il à Rouen du quartier          appelé Mont Gargan. Le Mont Saint-Michel était un ancien lieu de culte à Gargantua.

La tradition rapporte que Gargantua aurait été emporté par Merlin ou Morgane en Féerie (l'ile          d'Avalon, donc Glastonbury), où il vit toujours.

En Allemagne

En 1929, Wilhelm Teudt, un prêtre allemand, publie        un livre intitulé Germanische Heiligtümer (Sanctuaires germaniques) où        il rapporte l'existence de lignes sacrées en Allemagne centrale. Ces lignes relient des sites antiques sur des centaines de        kilomètres en ligne droite et forment des figures géométriques.

Toujours à cette époque, le géographe allemand Joseph Heinsch        était intrigué par la cathédrale          de Xanten et par sa mosaïque au sol qui représentait une carte orientée des églises de la        région. En 1939, dans une conférence intitulée Principles of Prehistoric          Cult-Geography, il explique que les centres sacrés étaient situés sur des figures          géométriques en lien avec les constellations. Certaines lignes orientées à l'ouest reliaient        des centres dédiés au culte de la lune à d'autres orientées à l'est reliaient des centres        dédiés au soleil. Les unités de mesure employées étaient des fractions simples des dimensions        terrestres.

En France, Xavier Guichard

En France aux alentours de 1910, Xavier Guichard (1870        - 1947) étudie l'origine des noms de lieux (toponymes). Il se concentre particulièrement sur le toponyme alesia        qui revient de façon récurrente sur tout le territoire français (plus de 400 sites). Ses déductions sont        rapportées dans son livre Eleusis Alesia, Enquête sur les origines de la civilisation          européenne (1936).

Selon lui, on retrouve le nom alesia sous les formes indo-européennes Alaise,         Alès, Alis ou Alles.        Il signifie point de rencontre, lieu de halte        lors des voyages. Il est étonnant de remarquer la consonance phonétique entre alaise        et ley. Mais Guichard n'avait probablement pas connaissance des travaux de Watkins.

Alésia est apparenté au mot grec Eleusis.        Éleusis était une ville de Grèce située à 20 kilomètres d'Athènes,        célèbre pour son culte consacré à Déméter et à sa fille Perséphone. Dans la        religion grecque antique, les mystères          d’Éleusis célébraient ces déesses-mères et sont à l'origine des cultes liés        aux vierges noires qui se sont répandus en Europe.

Ces lieux sont presque systématiquement associés à une colline dominant une rivière, à un puits        ou à la présence de sel. D'après Guichard: Ces villages ont été établis dans les          temps anciens selon des lignes astronomiques immuables, déterminées d'abord dans le ciel, puis          transférées sur Terre à intervalles réguliers, chacun valant un 360e du globe.

La carte du toponyma Alésia en France        

La carte des toponymes Alésia, Alaise          et leurs dérivés en France. Merci à Jean-Claude Bonnot          

Ils sont placés le long de lignes nord-sud parallèles s'étendant dans toute l'Europe, équidistante de        1° d'arc, une valeur que nous retrouverons avec Bruce Cathie (deuxième partie). Cela implique        que les constructeurs antiques de ces villages connaissaient les pôles et l'équateur, les mouvements des astres,          le partage du cercle en 360°, la longueur du degré terrestre, enfin les coordonnées géographiques,          longitudes et latitudes.

Les lieux sont également répartis sur 24 lignes géodésiques qui rayonnent à partir d'un centre,         Alaise, près de Besançon. Ce        centre serait le centre rituel et mythique de l’Europe pour le culte des vierges noires.

La Grèce, Jean Richer et l'axe Saint-Michel Apollon

Dans les années 1950, le français Jean Richer installé en        Grèce fait des investigations à propos des temples grecs, qu'il publie dans son livre          Géographie sacrée du monde grec. Il remarque que les temples et les Oracles sont souvent situés        à des emplacements difficilement accessibles, ce qui n'était pas compatible avec l'objectif d'une fréquentation        populaire. Il se demande donc quelle en est la raison. Il pressent que ces centres étaient reliés, mais il ne sait pas        pourquoi.

C'est en rêve qu'il obtient la réponse. Une statue d'Apollon lui montre la connexion entre          les sanctuaires qui le représentaient à Delphes et Athènes. A Delphes se trouve l'ancien Oracle de        la Terre-Mère et Athènes abrite le temple de l'Acropole dédié à Athéna. Une fois        réveillé, il prend une carte, trace la ligne Delphes - Athènes, et constate qu'elle se prolonge sur l'île        de Délos, le lieu de naissance d'Apollon, et au temple d'Apollon de Kamiros sur l'île de Rhodes.        La ligne traverse d'autres sites sacrés dédiés à Artémis tel que le Temple d'Agra.

Un peu plus tard, Lucien Richer, le frère de Jean, poursuit cette recherche,        prolonge la ligne vers le nord-ouest et vers le sud-est où il trouve bien d'autres correspondances. Dans un article        daté de 1977 intitulé L'axe Saint-Michel Apollon, il décrit cet        alignement qui s'étend jusqu'à l'extrémité de l'Irlande, à l'ile sacrée de Skellig          Michael, traverse de nombreux sites célèbres dédiés à St-Michel comme Saint          Michael's mount déjà nommé à la pointe de la Cornouailles en Angleterre; le Mont          Saint-Michel en Normandie; La Sacra di San Michele dans les Alpes italiennes et Monte          Sant'Angelo dans la péninsule italienne Gargano, sanctuaire ancien dédié à Saint-Michel; le        temple d'Artémis à Corfou; Delphes; Délos, et se prolonge jusqu'au Mont Carmel        en Israël, couvrant ainsi une distance d'environ 4000 km. Là, il se divise en Israël et en Égypte, puis        rejoint La Mecque en Arabie Saoudite.

Si le nom de Saint-Michel est chrétien, les sites qui lui sont dédiés sont d'origine        pré-chrétienne. Ils ont été auparavant dédiés par les druides aux dieux du soleil et aux        déesses-mères de la terre. Puis ils ont été absorbés par les chrétiens et renommés.

ligne Saint-Michel Apollon

Une ligne droite de l'Irlande à Israël traverse des sites consacrés à          Saint-Michel et Apollon Merci à Paul Broadhurst and Hamish Miller

Jean Richer découvre aussi, par l'examen de monnaies anciennes, que des lignes marquées par des temples rayonnent de        Delphes, Délos et Sardes, et forment la roue d'un zodiaque (voir plus loin        d'autres exemples de roues zodiacales)

Evora au Portugal

Depuis les années 1930, la popularisation du concept d'alignements de sites sacrés a permis d'attirer l'attention sur        ce phénomène dans d'autres pays et beaucoup d'autres ont été repérés. Par exemple au        Portugal, le double cromlech d'Almendres, dans le complexe d'Evora, est aligné avec deux autres sites        anciens sur 50 km: le dolmen de Anta Grande dans le site de Zambujeiro; le cromlech de Xuarez        de forme rectangulaire près de Monsaraz.

Cromlech d'Almendres, Portugal

Le double cromlech d'Almendres au Portugal Merci à Ancient Wisdom

L'azimut de 110° de cette ligne est celle de la pleine lune du printemps.

Alignements astronomiques

Evora au Portugal, Xanten en Allemagne, Delphes en Grèce, la ligne St-Michel anglaise, il devient clair que l'astronomie        joue un rôle important dans la conception de certains sites. Plus on cherche à comprendre ces rapports et plus on        trouve de liens.

On entre là dans le domaine de l'archéoastronomie. L'archéoastronomie        résulte de l'association de l'astronomie et de l'archéologie pour déterminer les connaissances et les        représentations des anciens, à partir des inscriptions qu'ils ont laissées dans leurs monuments. Elle est        née dès les années 1960 avec des chercheurs de terrain qui en ressentaient l'évidence. Mais elle        était rejetée alors par les universitaires. Cette situation est en train de changer peu à peu alors qu'arrivent        à la fois de nouvelles générations plus ouvertes et de la matière archéologique plus abondante        pour l'attester. Elle est maintenant reconnue par l'université avec prudence, et même étudiée (voir K.        Gadré, Culture Diff').

On constate que de nombreux sites archéologiques présentent un ou des axes orientés dans des directions        précises. Ces directions sont généralement en rapport avec le soleil ou la lune. Par exemple avec leur lever au        moment de l'équinoxe ou du solstice ou à une autre date significative. Citons quelques exemples        supplémentaires.

En France

L'ouverture de la grotte de Lascaux en Dordogne est orientée face au soleil couchant du solstice        d'été. Au château cathare de Montségur, le premier rayon de soleil à l'horizon        du solstice d'hiver traverse le château dans sa longueur par une petite ouverture. Au solstice d'été, il        traverse les quatre archères du donjon au nord-ouest avec une précision millimétrique. A Carnac, en          Bretagne (France), l'orientation des alignements de menhirs correspond au soleil levant du solstice d'été.        Autrement dit, le rayon solaire balaie à cet instant tout l'alignement jusqu'au cromlech à l'extrémité        sud-ouest.

Alignements de Kermario

Cercle de Goloring

Alignements de menhirs à Carnac en France Merci à Zaza

Cercle de Goloring en Allemagne Merci à Martin P. Paulus

En Allemagne

L'Allemagne est aussi dotée de centres préhistoriques, tels le cercle de Goseck        et le cercle de Goloring. Le cercle de          Goloring, situé en Rhénanie Palatinat proche de Coblence, a été étudié dès        1948 par le Dr. Röder. Il est composé d'un fossé circulaire de 175 mètres de diamètre, 80 cm de        profondeur environ et une largeur maximum de 6 m. Autour se trouve un talus circulaire de 190 m de diamètre, 7 m de large et        80 cm de haut. Ses proportions sont similaires à celles de Stonehenge. Dans des études récentes, le Dr Zack        avance que le Goloring est une horloge solaire géante.

Le cercle de Goseck situé en Saxe-Anhalt a        été découvert en aout 2003 par survol aérien et étudié par Wolfhard Schlosser. Ce ne sont        pas ici des constructions en pierre, mais des talus en terre et des palissades de bois qui ont difficilement survécu au        temps. De 75 m de diamètre, il comprend 3 cercles concentriques de terre et d’épieux de bois avec chacun 3 ouvertures        qui coïncident avec les levers et couchers du soleil aux solstices d’hiver et d’été. On peut le mettre en rapport        avec le disque de Nébra trouvé à        moins de 30 km de là, et avec le cercle          de culture de Grasdorf qui est apparu en 1991 près de Hildesheim à 150 km plus au Nord-Ouest (voir article Diagrammes de          champs).

En Angleterre et en Écosse

Au début du 19e siècle, N. Lockyer déjà        nommé plus haut repère une ligne d'importance astronomique issue de Stonehenge,        longue de 35 km, qui trace la course du lever de soleil de milieu de l'été.

En 1965, le professeur Gerald Hawkins suggère que les constructeurs de Stonehenge        avaient des connaissances astronomiques poussées.

En 1967, un professeur de technologie en retraite, Alexander Thom, publie un livre Megalithic          Sites in Britain qui a un retentissement important. Il relate ses mesures sur plus de 500 pierres qu'il a        étudiées sur le sol écossais et brittanique. Il énonce que les monuments mégalithiques tels que        que Stonehenge, Avebury, Long Meg, mais aussi bien d'autres de taille plus modeste dont les pierres semblent placées au        hasard, suivent en réalité un plan précis au millième, basé sur des figures        géométriques (cercles, ellipses ou autres). La géométrie des cercles de pierres dérive des        positions extrêmes du soleil, de la lune et des étoiles au moment de leur lever à l'horizon.

Le site du Calanais ou Callanish        en Écosse se présente comme un vaste champ de pierres levées. Pour Alexander          Thom, ses pierres forment un calendrier basé sur la position de la Lune. Il suggère que l'alignement des        pierres, lorsqu'on regarde vers le sud, pointe vers la pleine Lune du milieu de l'été derrière une montagne        lointaine appelée Clisham.

Même des églises, pourtant bâties à des époques plus        récentes, ont des orientations reliées à l'astronomie. À une certaine date, des rituels avaient lieu        pour célébrer le courant d'énergie qui coule selon les lignes qui les traversent, afin de distribuer cette        énergie aux alentours et d'en faire bénéficier les récoltes.

Calanais NewGrange au solstice d'hiver

Le site de Calanais en Écosse Merci à Wikipedia

L'entrée du tumulus de Newgrange en Irlande au lever du soleil le jour du solstice d'hiver. Merci à NewGrange (UNESCO)

En Irlande

Dans les années 1980, Martin Brennan (voir son livre The Star and the Stones) a        dépensé une énergie incroyable pour faire admettre sa théorie sur le rapport entre l'orientation des        couloirs des tumulus (dolmens recouverts de terre) et le calendrier (solstices, équinoxes et le jour à mi-temps entre        les deux). Par la suite, beaucoup l'ont suivi dans ses déductions sur le lien astronomique. Un magnifique exemple est        l'entrée sud de NewGrange, en ligne avec un        menhir et un tumulus, et dont le couloir d'entrée est éclairé au premier rayon du solstice d'hiver. D'autres        couloirs sont dans l'axe d'une ligne de ley.

En Amérique latine

Teotihuacan est un site archéologique du Mexique        qui était un véritable ville, structurée par sa longue "allée des Morts" rectiligne qui la traverse sur        4 km environ selon un axe presque nord-sud, avec une déviation de 15° 50' vers l'est. Il s'y trouve de nombreuses        pyramides à degrés, dont au nord la "pyramide de la Lune", et au milieu la "pyramide du Soleil". L'orientation        correspond au lever du soleil du 13 aout. Dans son ouvrage Cycles of the Sun,          Mysteries of the Moon: The Calendar in Mesoamerican Civilization (1987), le Dr.          Vincent Malmström fait remarquer que cette date représente le commencement du monde dans la mythologie Maya.

Plus au sud, en Bolivie, à proximité du lac Titicaca, se trouvent les ruines        de la ville de Tawanaku. Elle comporte elle aussi des pyramides        à degrés et d'autres monuments tels que la porte du soleil. Son orientation astronomique est précise.        Toutefois, elle ne peut être comprise (selon Posnansky) que si elle se rapporte au ciel tel qu'il était en 15'000 avant        J.C. D'autres éléments sont en faveur de cette date, par exemple l'existence de quais à une distance du lac        actuel qu'il couvrait à l'époque.

Teitihuacan Tiahuanaco

Teotihuacan au Mexique:                 l'allée des Morts et la pyramide du soleil. Merci à Wikipédia

Tiwanaku en Bolivie Merci à Underground web                    world

Motivations des constructeurs de sites mégalithiques

Beaucoup de sites sacrés ont un lien direct avec l'astronomie. Pourquoi, dans quel but? Comment comprendre cette        volonté de construire en rapport avec les astres? Plusieurs théories ont été avancées pour        deviner les intentions des constructeurs, et certaines semblent largement acceptées par la communauté scientifique.        Les sites seraient des sortes d'observatoires astronomiques dont l'intérêt serait de repérer des dates        importantes de l'année. A partir de là, il y a deux types d'interprétations sur l'objet de cette importance:        des objectifs pratiques et des dévotions religieuses.

Sur le plan pratique, les dates seraient repérées dans le but de planifier les récoltes et les          travaux agricoles en vue de la survie de la population. Ces constructions gigantesques indiqueraient les solstices et les        équinoxes comme une sorte de vaste calendrier en pierre. C'est par exemple l'avis de Zack en ce qui        concerne Goloring, et de Schlosser pour Gosek. Mais fournir tous ces efforts pour seulement donner des repères de dates, cela        semble insensé.

En tout cas, ils démontrent effectivement que les constructeurs accordaient à leurs constructions une importance        capitale. C'est pourquoi d'autres historiens ont imaginé que ces peuples étaient tellement soucieux d'honorer des        dieux pour s'attirer leurs faveurs, ou célébrer des événements marquants, qu'ils ne comptaient ni leur        temps ni leur efforts. Les monuments seraient alors des marques commémoratives d'un événement grandiose, des        lieux de cultes solaires ou lunairesCarnac,        selon Mortillet) ou servaient à prédire des éclipses (à Stonehenge, selon Hawkins).

Mais toutes ces théories ne sont que spéculations sans preuves. D'autres explications sont possibles mais ne sont pas        envisagées parce qu'elles impliqueraient d'accepter l'idée que ces peuples étaient des savants et          techniciens plus avancés que nous sur certains aspects. Or on veut seulement les considérer comme des gens        naïfs et incultes, bien qu'on n'en ait aucune preuve. Une explication bien plus simple et plus logique se rapporte au        caractère énergétique des alignements (voir troisième partie        et son annexe Vérité          scientifique et croyances limitatives). 

Plans stellaires

le nil et sa relation à la voie lactée        

Les pyramides et leur relation à Orion           le Nil et sa relation à la voie lactée           selon Robert Bauval (Le Mystère du grand Sphinx)

Le rapport d'un site avec les constellations peut prendre d'autres aspects. Dans certains cas, le complexe mégalithique est        bâti selon le plan d'une constellation.

John Foster Forbes (1889 - 1958), auteur avec Iris Campbell de Giants,          Myths and Megaliths, est intrigué par des pierres situées sur le territoire britannique, qui sont        gravées de cupules. Tandis que certains archéologues ne voient là que des récipients pour recueillir des        liquides lors de rituels, voire même du sang, Forbes démontre que les cupules dessinent le plan de situation de        l'ensemble du site et que ce plan représente une constellation. Dans le paysage même, le nom des collines et des monts        reflète souvent un aspect du soleil, de la lune ou d'une étoile.

En Égypte, selon Robert Bauval (Le          mystère d'Orion), le Nil est par sa forme la reproduction terrestre de la voie lactée. On        retrouve cette correspondance d'espaces géographiques avec la voie lactée dans la vallée de Tepoztlan au Mexique,        la vallée de Elky au Chili, et dans le chemin de Saint-Jacques de Compostelle en Europe.

Au Pérou, la rivière Vilcanota (ou Wilcamayu, Huilcamayo, Urubamba) dans la        vallée sacrée de Cuzco était également considérée par les Incas comme la        représentation de la voie lactée. Les        espace rituels (huacas) le long de la vallée sont les reflets des constellations situées de part et d'autre de la voie        lactée. 

Bauval a fait des relevés détaillés des pyramides de Guizeh et à proximité. Il a montré        que leur disposition était identique à celle des étoiles d'Orion. L'un des conduits dans la        Grande Pyramide, qui est supposé être une aération mais dont on ignore la fonction, pointe vers l'une des        étoiles d'Orion. Toutefois, ce pointage n'est strictement réalisé que si on considère le ciel au moment        de sa configuration en 10'500 av. J.C., comme à Tianahuaco. Bauval suppose que c'est l'époque de        construction des pyramides, à l'encontre de l'avis des historiens qui maintiennent leur conviction de 4000 ans d'âge        environ pour ces pyramides. Nous verrons que d'autres observations plaident en faveur de la supposition de Bauval.

Roues zodiacales dans le paysage

En 1929, Kathryn Maltwood        crée un choc avec son livre A Guide to Glastonbury's Temple of the Stars dans        lequel elle rapporte les dessins de vastes figures se révélant dans le paysage autour de Glastonbury        en Angleterre. Ces figures sont soulignées par les courbes du paysage, les collines, les routes et les cours d'eau et ne sont        visibles que sur une vue aérienne.

Elles représentent les signes du zodiaque et chacune de ces figures est située à l'emplacement        approprié correspondant de la roue zodiacale. Elles forment un cercle de plus de 15 km de diamètre. Les noms des        villages situés dans un signe zodiacal sont souvent en corrélation avec ce signe. Par exemple, au Nord de Glastonbury,        on trouve Aries Drive (route du Bélier) dans le signe du Bélier. Pour K. Maltwood, le zodiaque de Glastonbury peut        également être mis en rapport avec la table ronde du roi Arthur, ses 12 chevaliers, Guenièvre et Merlin, car        Glastonbury (situé dans le signe du verseau) est l'île d'Avalon mythique.

Le zodiaque de Glastonbury La roue zodiacale de Toulouse

Selon K. Maltwood, le paysage autour de Glastonbury est configuré selon un zodiaque. Vue                aérienne.                 Merci à John Wadsworth (Kairos Astrology)

La roue zodiacale inscrite dans la région de Toulouse, selon G.R. Doumayrou

               

En fait, Maltwood n'est pas la première à rapporter cette observation car cela avait été        révélé par le Dr Dee aux alentours de 1580. Il avançait que le paysage avait été        modelé par une population préhistorique. Les anthropologues estiment sa construction à au moins 3000 avant        J.C., d'autres à 7000 av.J.C.

Glastonbury n'est pas le seul cas de roue zodiacale imprimée dans le paysage. Jean Richer, en Grèce, a mis en        évidence celle de Delphes. Il postule aussi que Milan (Italie) et Tolède        (Espagne) sont des centres zodiacaux.

G.R. Doumayrou (Géographie            sidérale) a montré qu'il en existait une autour de Toulouse        (France). Les noms de lieux, les blasons des villes ou des régions, sont symboliquement en rapport avec le secteur zodiacal        dans lequel ils se trouvent. Selon lui, le nom Toulouse évoque de          façon suggestive le grec Thòlos, qui désignait, dans les temps primitifs, la touffe végétale          coiffant et liant le sommet des huttes rondes en branchages. Par la suite, le sens s'en est étendu à la coupole          hémisphérique en pierres sèches, et enfin plus particulièrement à la voûte des fours et          étuves.

Lignes sacrées en Amérique

L'Amérique est également riche en lignes de sites anciens, mais elles prennent d'autres formes, liées aux        anciens amérindiens. Certaines de ces lignes ont été observées par les premiers explorateurs        européens, puis ont été détruites ou enfouies par les constructions modernes.

Les plaines centrales des États-Unis

En 1858, William Pidgeon publie un ouvrage intitulé Traditions          of the De-Coo-Dah où il rapporte ses conversations avec un chaman et ami amérindien nommé De-Coo-Dah.        Avant les destructions causées par l'aménagement agricole, dit-il, les plaines du Midwest était        parsemées de gigantesques ouvrages en terre et de buttes. Ces buttes n'étaient pas placées au        hasard, mais situées en ligne droite sur plusieurs kilomètres. L'une d'elles s'étendait sur une centaine de km,        à l'ouest du Mississipi.

Les lignes étaient distantes de quelques km entre elles, soulignées par des bosquets, des sources et des        crêtes. Les croisements de lignes étaient marqués par des ouvrages de terre de structure particulière        dont la forme était un être humain ou un groupe d'animaux.

Le Nouveau Mexique et les Anciens Pueblos

En 1930, des archéologues décrivent que des pistes, laissées par les indiens Miwok, traversent les Sierras        californiennes et franchissent collines et vallées en droite ligne sans zig-zag ni contour.

Au Nouveau Mexique, un complexe important de lignes, visible par satellite, se trouve dans le Chaco Canyon. Chaco          Canyon a été un temps le lieu d'habitation des anciens indiens Anasazis.        Le nom Anasazi qu'on leur donne habituellement n'est d'ailleurs pas correct car il provient de la langue Navajo pour désigner        un "ancien ennemi". Les amérindiens ont demandé de les appeler Anciens            Pueblos, car les espagnols de la conquête ont donné le nom de Pueblos aux civilisations indiennes qui        construisaient des villages. D'abord implantés sur le plateau, les Anciens Pueblos ont ensuite vécu dans des        habitations troglodytes édifiées dans des endroits difficiles d'accès. Les habitations sont dotés de kivas,        chambres circulaires souterraines, réservées aux cérémonies, dont le toit plat arrive au niveau du sol.        Les anciens pueblos ont abandonné ces lieux à partir de 1300 sans laisser de traces de ce qu'ils sont devenus.        Toutefois des tribus actuelles peuvent se prétendre leurs descendants, tels les Zuñis et les Hopis.

Habitations troglodytes de Anciens Pueblos les lignes de Chaco Canyon

Habitation troglodyte des Anciens Pueblos à Mesa Verde, Colorado avec leurs kivas Cliché © A. Boudet

Le complexe de lignes de Chaco Canyon (l'éventail de lignes blanches).                 Vue par satellite. Couleurs reconstituées Merci à Dr. James L. Smoot, Tom Sever, Diane Samuelson, NASA

Quand les archéologues ont pu disposer de photos par satellite à la fin du 20e siècle, ils ont        découvert ce complexe de lignes strictement rectilignes qui rayonnent en faisceau à partir de Chaco Canyon et se        prolongent sur plus de 100 km vers l'extérieur. Larges de 9 m, elles filent droit devant sans tenir compte des        difficultés de relief, alors qu'en comparaison, les routes contournent les obstacles et suivent la topographie. Des marches        sont taillées dans la roche pour traverser les falaises.

Sur le terrain, elles sont à peine visibles. Certaines sont taillées dans la terre et dans la pierre. D'autres ne        sont pas apparentes au sol et ce ne sont que les différences de végétaux et de réflexion de la        lumière qui les rendent visibles d'en haut.

Elles ne conduisent nulle part, et suivent parfois des orientations astronomiques. Plusieurs douzaines de petits bâtiments de        cérémonie, les Great Houses, sont disposés au long de ces lignes et réparties dans le désert.

Le Mexique et les Mayas

Au sud de Mexico, dans la péninsule du Yucatan, on entre dans le domaine des anciens Mayas. Ils y ont tracé de        longues routes droites appelées sacbeob (au pluriel; scabé        au singulier) ou chemins blancs. Elles sont en partie détruites, mais il en subsiste encore une, longue de 100 km entre Coba        et Yaxuna dans le Nord de la péninsule. En 1920, Thomas Gann la décrit ainsi: une chaussée de 10 m de          large, surélevée de 0,5 à 2,5 m, construite en blocs de pierres. C'est l'une des routes les plus remarquables          jamais construites, aussi droite qu'une flèche et presque plate comme une règle, aussi loin qu'on peut la suivre.

Les sacbeob relient des lieux sacrés et des temples de cités mayas. Selon les mayas, les sacbeob sont associés        à d'autres voies invisibles, mythiques, qui passent sous terre ou en l'air.

Le Pérou et les Incas

Les Incas font référence à des lignes sacrées qui ont été étudiées dans les        années 1970 par Tony Morrison dans son livre Pathways to the Gods. Les Incas les        nomment ceque,        mot quéchua qui signifie au sens premier ligne, mais désigne en        réalité beaucoup plus que ça. C'est aussi par exemple un pèlerinage.

ligne ancienne du Pérou        

Alignements de monuments mégalithiques incas au Pérou. Illustration extraite de "Genesis            de la Cultura Andina" par Carlos Milla Villena. Merci à David              Hatcher Childress

Ces lignes ne sont généralement pas matérialisées, mais elles peuvent avoir été reprises        comme limites de terrain. Elles sont toutefois soulignées de constructions sacrées, les wak'as (ou huaca),        qui sont comme des bornes placées sur cette ligne, des stations de vénération. Les huacas sont        identifiées par un rocher, un empilement de pierres, une source, une grotte ou une construction humaine (maison, fontaine,        canal, palais). Les premiers conquérants espagnols les ont remarquées. Un prêtre, Bernabé Cobo, en a        relaté l'existence, mais l'église catholique au 17e siècle a demandé que ces constructions        soient détruites. Comme en Europe, elles ont été remplacées en de nombreux lieux par des églises.

Un complexe de 42 ceques rayonne à partir de la capitale inca Cuzco et son Temple        du Soleil. Les lignes sont droites, souvent parallèles et passent en ignorant toutes les difficultés de terrain, comme        à Chaco Canyon. Elles se terminent souvent sur le sommet d'une montagne sacrée.

Carlos Milla Villena a mis en évidence un alignement flagrant qui traverse tout le        Pérou depuis l'ancienne cité de Tiahuanaco en Bolivie: les monuments mégalithiques de Cuzco; du Machu Picchu;        de Vitcos, brève capitale des Incas en exil; Ollantaytampu; et Cajamarca, lieu de capture du roi inca Atahualpa.

Le Pérou et les Nazcas

Au Pérou, à 400 km au sud de Lima dans le désert de Nazca, on a découvert en 1926 un autre vaste        complexe de lignes tracées au sol sur plus de 500 km2. Elles apparaissent en clair sur un sol couvert de cailloux        gris. Le contraste est obtenu simplement en enlevant les cailloux sur le trajet des lignes. Mais qui l'a fait?

On ne peut se rendre compte des figures que forment ces lignes que sur des photos aériennes. Elles sont longues de plusieurs        kilomètres, franchissent les ravins, escaladent les collines sans que leur forme ni leur rectitude en soient        affectées. Entre les faisceaux de lignes droites, se trouvent des dessins qui figurent surtout des animaux: singe, condor,        chien, araignée, baleine, lézard, serpent, divers oiseaux comme la grue, le pélican, la mouette, le colibri et        le perroquet. En plus des animaux, on trouve des spirales et des ellipses.

Les historiens estiment que ces dessins ont été réalisés entre 400 et 650 de notre ère par la        civilisation Nazca qui s'est développée entre 300 et 800, avant les Incas. Ces figures ont été        étudiées par l'allemande Maria          Reiche (1903 - 1998) qui y a consacré la majeure partie de sa vie. Elle faisait l'hypothèse que les        géoglyphes avaient une fonction astronomique, dans le but de prévoir les dates importantes de l'année solaire        en vue d'une planification agricole.

Les lignes de Nazca vue de satellite Lignes de Sajama en Bolivie

Les lignes de Nazca au Pérou Photo satellite Google earth

Les lignes de Sajama en Bolivie Photo satellite de Google Earth, retraitée par A. Boudet

La Bolivie et les lignes de Sajama

Comme à Nazca, on trouve sur les hauts-plateaux de Bolivie un réseau de milliers de lignes droites qui        s'entrecroisent. Elles sont situées à environ 20 km à l'est de la frontière avec le Chili, en-dessous du        plus haut pic de la Bolivie, le volcan éteint Nevado Sajama. Les lignes de Sajama ont été        étudiées et mises en valeur par une équipe de l'université de Pennsylvanie (Cartographic          Modeling Lab) aux USA. Le terrain couvert (environ 22'525 km2) est 15 fois plus étendu que celui de Nazca.

Au sol, les lignes sont à peine contrastées par le grattage de la terre qui laisse apparaitre un sol plus clair. Leur        largeur est de 1 à 2 m, et leur longueur peut dépasser 20 km, donc plus que celles de Nazca. Comme les        précédentes, elles sont absolument rectilignes, indifférentes aux accidents de terrain qu'elles traversent.

Sur leur trajet, sont installés des sanctuaires de diverses sortes, comme en Grande-Bretagne (rocher, cairn, source, grotte,        tumulus, sommet de colline, borne, arbre sacré, lieu de cérémonie). Elles rayonnent souvent à partir        d'un centre commun, quelquefois situé dans un endroit d'accès difficile. Selon la tradition locale, ces sanctuaires        sont habités par des esprits et les réseaux sont associés à une race antérieure de dieux, les        Viracochas.

Les archéologues perplexes pensent que ces lignes étaient faites à l'origine pour les pèlerinages, et        il est probable que les gens y déambulaient comme le font par exemple actuellement des moines bouddhistes autour de leur        stoupa.

Ailleurs en Amérique du Sud

D'autres lignes sont visibles en Amérique du Sud, sur les images des satellites. Au Costa          Rica, les relevés de la NASA montrent des pistes au travers de la forêt tropicale montagneuse dans la        région Arenal.        Elles ont les mêmes caractéristiques de linéarité sans souci des accidents de terrain.

Des lignes isolées ou en groupe ont été repérées dans d'autres régions des Andes, par        exemple dans le désert Atacama dans le sud du Chili.

La Colombie et les Kogis aujourd'hui

Dans le nord de la Colombie, vit une tribu d'indiens, les          Kogis. Autrefois installés dans les vallées sous le nom de Tayronas,        ils ont fui la conquête espagnole en 1501 et se sont réfugiés dans les hautes vallées de la Sierra de        Santa Marta, dans des territoires qui culminent à 5775 m d'altitude. Ils y sont environ 12'000, et vivent de l'agriculture et        de l'élevage. C'est dans les années 1950 qu'ils ont été localisés par l'anthropologue colombien Gerardo          Reichel-Dolmatoff, qui a su attirer l'attention sur la richesse de leur civilisation.
        Coupés physiquement du monde pendant plusieurs siècles, les Kogis ont été préservés des        influences modernes. Mais un autre ennemi est survenu sous la forme des instabilités politiques et administratives de la        Colombie. Ils sont victimes d'un génocide dû aux conflits entre les paramilitaires et la guérilla, dans lesquels        ils font office de bouc émissaire. Ils ont dû survivre aux pilleurs de tombes et à la déforestation        intensive et subissent des épandages massifs de pesticides. Éric Julien (avec        l'association Tchendukua) œuvre pour que les Kogis retrouvent les terres        de leurs ancêtres.

Héritiers directs des Mayas, ils s'attachent à garder vivantes leurs valeurs traditionnelles et leurs pratiques        chamaniques. Ils entretiennent la vie grâce à leurs rapports avec leur mère-Terre et par leurs        cérémonies. Les mamas, chamans spécialement entrainés pendant        leur enfance à entrer en communication avec les mondes spirituels (l'Aluna),        veillent au bien-être de leur peuple.

Ils disent que leur montagne est malade et cela leur indique que le monde va mal, car les gens de l'extérieur sont        turbulents et insensés. Ils les nomment leurs petits frères, et se considèrent comme leurs frères        ainés. En 1990, ils ont décidé d'envoyer un message        aux petits frères portant sur l'écologie, l'éducation et la paix.

Les cités Kogis construites selon la culture Tairona sont reliées entre elles par des voies pavées et          des pistes. Les Kogis disent que certaines de ces voies, rectilignes, sont les traces physiques de voies          spirituelles du monde de l'Aluna. Beaucoup d'autres existantes dans l'aluna n'ont pas de correspondance physique.        Une pierre spéciale placée dans leur village, gravée de lignes droites entrecroisées, est la carte de        ces voies invisibles.

Pour les kogis ce sont des voies sacrées qui ne vont nulle part, sur lesquelles ils marchent dans un sens        puis dans l'autre pour honorer le sacré. Ils en reçoivent les bienfaits vibratoires et participent de cette          façon à l'équilibre énergétique de la Terre.

L'Australie et ses Aborigènes

Uluru        

Le mont sacré Uluru ou Ayers Rock Merci à Pictures              Depot

En Australie, les aborigènes ont un rapport direct avec la Terre, semblable à celui des Kogis et de bien d'autres        peuples de la Terre qui ont conservé le sens de l'équilibre spirituel. Dans l'invisible, ils perçoivent des        voies qu'ils nomment turingas.

Les formes des collines, des rivières et des rochers sont modelées par ces lignes. Elles ont été        conçues par les élémentaux ou les dieux du Temps du Rêve, un        monde invisible à nos yeux, pour donner forme à la Terre. Leur centre sacré est le roc d'Uluru,        aussi connu sous le nom d'Ayers Rock, situé au centre de l'Australie. Il s'élève à 348 mètres        au-dessus de la plaine.

Les aborigènes disent que ces turingas sont revitalisés à certains moments par des énergies        qui coulent en eux et fertilisent la campagne. Ils les utilisent comme voies de communication de messages        télépathiques sur de grandes distances.

La Chine et les veines du Dragon

Feng Shui

Merci à Perceptions

Depuis longtemps, les Chinois ont connaissance d'un système de lignes de courants d'énergie qui circulent dans et sur        la terre, qu'ils nomment les veines du Dragon.

Ces courants les ont guidés pour façonner le paysage selon un art qu'ils nomment le Feng Shui. Des        collines et des montagnes ont été remodelées, aplanies. Lorsqu'ils doivent implanter un bâtiment ou un        arbre, ils choisissent l'emplacement en conformité avec ces lignes et les éléments du paysage existants. Par        exemple, les maisons ne doivent pas êtres construites en ligne droite dans le paysage.

Flux d'énergie

En suivant les perceptions et connaissances ancestrales des Chinois, des aborigènes australiens, des Kogis, et de bien        d'autres, il apparait comme une évidence que les alignements de sites sacrés et les réseaux de lignes sont        à l'origine de véritables conduits d'énergie.

Les courants sont invisibles dans l'état ordinaire de conscience, mais on peut les        percevoir dans des états de conscience élargie. Nombreux sont les occidentaux qui ont cette perception, en        dépit de leur entourage qui les ridiculise et rejette leur témoignage. Avec un peu d'entrainement par exemple, les        courants d'énergie peuvent facilement être ressentis à proximité des menhirs et des cercles de pierre.

Dans son livre Needles of Stone        (1978), Tom Graves indique que les énergies sont bien réelles,        car lorsque vous vous tenez à côté ou contre la pierre, vous pouvez être repoussé, avoir la        sensation d'être saoul, et même dans certains cercles de pierres, recevoir un choc électrique. Des personnes        ressentent des effets bénéfiques à certains endroits, des sensations de malaise à d'autres. Certaines        ont même la capacité de voir ces flux circuler d'un menhir à l'autre et monter en spirale au-dessus des menhirs.

Les sensations corporelles peuvent être rendues manifestes par une approche          radiesthésique qui n'est rien d'autre qu'une amplification des réactions corporelles (voir en annexe: L'apport          de la radiesthésie). En France Louis Merle (Radiesthésie          et préhistoire, 1933) a fait œuvre de précurseur sur les sites de la région de Capdenac (Aveyron) par        cette approche. D'autres radiesthésistes ont découvert que les menhirs sont placés sur des croisements de        lignes de forces souterraines, dues à l'eau ou à des failles géologiques.

En Angleterre du temps de Watkins, des membres de son Straight Track Club avaient        adopté l'idée des flux énergétiques qui relient les menhirs entre eux. Arthur          Lawton écrivait en 1938 que les lignes de ley sont des lignes de circulation de la force cosmique.        Les alignements de sites sacrés en sont la manifestation physique visible. Cette idée a        été popularisée en Angleterre par Dion          Fortune dans son roman The goat foot god (Le dieu aux pieds de chèvre, 1936).        Puis dans les années 70, c'est le président de la Société Américaine de Radiesthésistes, Terry          Ross qui s'en fera le porte-parole.

Les flux et le terrain

En Angleterre dans les années 1950, Guy Underwood (livre The          pattern of the past) étudie par radiesthésie la configuration des flux énergétiques dans les        sites sacrés. Il en détecte sous les monuments mégalithiques, dans les collines, les ouvrages en terre, les        églises. Il découvre que les structures préhistoriques physiques sont la transposition des courants          magnétiques souterrains. Par exemple, les menhirs sont implantés sur le passage de courants d'eau        souterrains ou sur une faille géologique.

Parallèlement ou par la suite, d'autres personnes ont amplifié ces études, précisé les liens        entre les courants d'eau, les failles, et les courants d'énergie et étendu leurs recherches aux monuments religieux.        Ils relient les courants à des influences magnétiques et électriques (voir en annexe: Nature          physique des flux). Certains remarquent que le bétail est attiré par les cercles de pierre ou        les tumulus. Les oiseaux migrateurs et les fourmis suivent les lignes de courant dans leurs déplacements.

Parmi ces pionniers zélés, je cite entre autres, en Angleterre, Paul          Devereux (Spirit Roads: Exploring Otherworldly Routes in the Old and New Worlds); aux        États-Unis, Terry Ross, Sig          Lonegren (Spiritual Dowsing); en France, Henry          Quiquandon, Georges Prat (Architecture invisible).

Certaines constructions sacrées ne sont pas forcément positionnées sur un flux dès l'origine. Il se        peut que leur implantation ait modifié, modelé ou déterminé la localisation et le débit          de ces courants, probablement intentionnellement. Une indication en faveur de ceci se trouve à Stonehenge,        où des pierres sont tombées hors de leur position d'origine. Le flux a suivi ces pierres.

Menhir de Bidon Georges Prat Les triangles sacrés

Flux énergétiques autour du menhir de Bidon en                Ardèche: courants d'eau (en bleu), failles géologiques (en mauve) et flux sacrés (en orange). En jaune,                l'entrée énergétique du menhir.

Extrait de: Architecture invisible © G. Prat

Georges Prat

Deux triangles sacrés selon G. Prat:                 Chartres, pyramide de Khéops, Arles Chartres, Istamboul, Szczecin
Carte Google Earth adaptée par A. Boudet

Configurations géométriques des flux

Georges Prat, géobiologue et architecte français, raconte qu'un jour en        étudiant sur un terrain un courant vibratoire d'un niveau étonnamment élevé, il a constaté que ce        courant de 40 cm de largeur se prolongeait dans chaque sens vers deux églises anciennes et les unissait, et cette        découverte a été à l'origine de sa recherche des flux qui relient les sites sacrés.

En suivant les flux d'énergie sur tout un territoire, on peut découvrir la carte de leur réseau. Les          flux relient d'autres sites sacrés en ligne droite (églises anciennes, lieux de culte romains,        mégalithes), traversent des territoires sans perdre de leur intensité, parfois sur de très longues distances, formant          toute une toile d'araignée. Nous retrouvons donc là sur le plan énergétique la confirmation        de ce que nous avons découvert plus haut avec les alignements géométriques.

Poursuivant ses recherches, Prat remarque dans cette toile certains triangles sacrés qui rassemblent trois        hauts-lieux de vibration analogue. Ainsi, un de ces triangles est constitué de Chartres, de Khéops en Égypte,        et d'Arles; un autre de Chartres, de Khéops, et d'Istamboul en Turquie; un troisième de Chartres, d'Istamboul, et de        Szczecin en Pologne.

Les vortex

Les courants d'énergie ne s'écoulent pas seulement dans le sens horizontal. Dans la direction verticale, se trouvent        des colonnes énergétiques nommées vortex. Certaines personne les voient, d'autres les sentent        quand elles sont placées dedans. Les radiesthésistes détectent facilement les vortex. Ce sont des flux        d'énergie ascendante et descendante, qui circulent en tourbillonnant, des spirales d'énergie (voir        article Spirales et hélices).

Les vortex sont généralement situés aux intersections de flux horizontaux majeurs. Il en existe d'autres qui        sont créés par des éléments naturels du paysage (volcans, montagnes pyramidales ou coniques, confluents        de rivières, chutes d'eau), ou par la présence de gisements minéraux volumineux dans le sous-sol. Il en existe        aussi qui sont créés par la présence d'une construction humaine (temple) établie selon les principes de        la géométrie sacrée.

Lorsqu'on séjourne un moment au cœur de ces vortex, et selon leur intensité, on peut ressentir leur présence        par des effets spéciaux sur le corps et l'esprit. Certains nous mettent dans des états mentaux étranges, du        genre: impression d'être ailleurs, comme en rêve. Ou bien on a des vertiges.

Perturbations gravitationnelles

Quelques-uns de ces vortex sont célèbres pour les anomalies de leur champ gravitationnel, comme par exemple        le vortex de l'Oregon et          le vortex de Marysburgh aux États-Unis.

Les anomalies gravitationnelles du vortex de Marysburgh (partie est du Lac Ontario - coordonnées        géodésiques 44° 4' 21'' N, 76° 46' 8'' W) ont été        étudiés scientifiquement par un ingénieur canadien, Wilbert Smith (Project Magnet). Il a mesuré que les        colonnes du vortex ont un diamètre d'environ 300 m et une hauteur de plusieurs km. Leur localisation est un peu fluctuante.        Son projet a été arrêté quand il est devenu évident qu'il abordait des sujets trop sensibles que        les gouvernements ne veulent pas révéler, tels que des renseignements sur les vols des OVNIs.

Selon les rapports des agences de transports et d'assurance établis pendant l'époque des goélettes et des        premiers voyages par bateau à vapeur, les 2/3 des naufrages sur le Lac Ontario se sont produits dans la zone du vortex. On        peut citer les naufrages du Quinlanwith en 1883, du Bavaria en 1889, du George A. Marshen 1917, du Star of Suez en 1964. D'autres        accidents sont des disparitions pures et simples de bateaux avec leur équipage, souvent associée à la        présence d'un brouillard inhabituel. 

Ces descriptions font penser à une autre zone célèbre pour ses naufrages et disparition de bateaux et        d'avions, le triangle des Bermudes. De même que le triangle des Bermudes, le vortex de Marysburgh présente des        anomalies magnétiques et électriques. Les boussoles n'indiquent pas de direction fixe. Des OVNIs y sont        fréquemment signalés, y compris des véhicules sous-marins.

Les effets catastrophiques des anomalies magnétiques et gravitationnelles des vortex n'ont heureusement rien d'obligatoire.        D'autres fois, elles produisent des phénomènes amusants. Dans le vortex situé en Oregon (USA        - 42° 29' 35'' N, 123° 5' 7'' W), on invite les visiteurs à expérimenter des anomalies de        perception visuelle et de poids. On y perd la notion de taille et on peut se pencher en avant anormalement.

Un autre endroit curieux est Coral          Castle en Floride (USA). Il a été créé et habité un temps par un homme nommé Edward          Leedskalnin, architecte et sculpteur né en 1887 en Lettonie et mort en 1951 en Floride. De petit poids (40 kg environ),        il a manié, découpé, déplacé, sculpté des blocs de pierre dont le poids peut atteindre une        tonne. En 28 ans, la nuit, seul à l'abri des regards, il a bâti une sorte de château.        Il est possible qu'il ait eu recours à l'antigravité ou à l'utilisation d'ondes sonores, car il a        déclaré qu'il avait percé le secret de la construction des pyramides égyptiennes. R.          Clark pense que cela a été possible parce que Leedskalnin a choisi de s'installer sur un vortex.

Le système de flux de la Terre

Rassemblons brièvement tout les morceaux du puzzle que nous venons de récolter concernant les alignements de sites        sacrés.

Des courants d'énergie circulent à travers la terre et l'irriguent comme une toile d'araignée. Ils semblent de        deux sortes. Certains, comme les veines du Dragon, serpentent dans le paysage, souvent liés à des courants d'eau        souterrains ou des failles géologiques.

D'autres comme les lignes de leys, les flux sacrés, vont en ligne droite et relient de nombreux sites sacrés        (pierres, sources, ouvrages de terre, cromlechs, églises). Beaucoup de sites sont construits à l'intersection de flux        majeurs, y compris des lieux de culte chrétiens qui ont remplacé d'anciens sites. Des vortex leur donnent une        dimension verticale.

Les flux existent dans l'invisible, mais sont visibles pour les peuples de la Terre, qui leur accordent une importance telle qu'ils        ont modifié des plans de construction de bâtiment pour éviter ces routes invisibles. Ils sont également        perceptibles par des personnes entrainées, et par radiesthésie.

La somme de travail employée à l'édification de certains passages, qui traversent montagnes et        précipices en conservant la rectitude, et le degré de précision de la construction de grands bâtiments,        dénotent une intention et une haute technologie et nous posent question. Qui a fait cela? Dans quel but? Nous examinerons ces        questions dans la troisième partie.

Auparavant, dans la deuxième partie, nous allons tenter de comprendre        l'organisation globale du réseau de flux magnétique sur le plan planétaire.

ANNEXES

      

La nature physique des lignes de flux:          électricité et magnétisme

L'énergie que l'on ressent sur certains lieux, et que la radiesthésie met en évidence, est intrigante et les          scientifiques qui s'y intéressent cherchent à savoir quelle en est la nature physique. Plusieurs équipes          (en-dehors des institutions officielles qui l'ignorent) se sont attelées à cette tâche. Les résultats          montrent généralement des intensités magnétiques plus élevées que l'entourage,          sans que l'on ait pu établir de règle fixe (John B. Carlson, Lodestone Compass:            Chinese or Olmec Primacy? 1975).

Il est probable que les variations magnétiques ne soient qu'un effet secondaire d'un phénomène plus profond          qui reste à préciser, probablement de nature électrique. Magnétisme          et électricité sont intimement liés. Le magnétisme est          l'effet environnant de courants électriques profonds. Le champ magnétique terrestre et le champ électrique          terrestre sont donc modifiés chaque fois que des courants électriques additionnels sont présents. Les            lignes de ley et les lignes du dragon sont formés de courants électriques qui circulent le long de conducteurs            électriques naturels dans la terre. L'eau en mouvement (cascades, pluie, ressac des vagues), les tensions          tectoniques, la friction des roches, l'activité des volcans, le vent, sont sources de charges électriques. Dans la          terre, les métaux (fer, or, cuivre), les gisements de cristaux minéraux (contenant du quartz - voir article Cristaux            et géométrie cristalline) sont également des facteurs de production de courants électriques.

Le géomagnétomètre est un appareil simple qui mesure la composante            verticale du champ magnétique terrestre (alors que la boussole est sensible à la composante horizontale).          La valeur ambiante est ordinairement de 50'000 nanoteslas, et on note des variations de 1            à 4% dans les flux des failles et des courants d'eau. Dans les lignes de leys, Devereux a mené un programme          intitulé Dragon Project à partir de 1977 et pendant une dizaine          d'années, dans lequel l'équipe a enregistré et mesuré ces énergies par les méthodes et          appareillages de la science moderne, en parallèle avec les constatations des radiesthésistes. Les résultats          ont été publiés dans l'ouvrage Places              of power (Paul Devereux, 1990). Dans un cromlech, avec un équipement à ultrasons, l'équipe a          mis en évidence des pulsations inhabituelles, différentes de ce qu'on mesure à l'extérieur du cercle.          Le champ magnétique y était abaissé d'une valeur significative. Dans d'autres cromlechs, elle a          remarqué des champs magnétiques élevés sur certaines pierres.

      

L'apport de la radiesthésie

La qualité énergétique d'un lieu, en particulier des veines énergétiques qui parcourent la          terre, est ressentie par de nombreuses personnes au travers des réactions de leur corps. Toute personne est capable de          sentir si une atmosphère est lourde, vivifiante, si elle lui donne une tendance au vertige, etc. Sur un flux          d'énergie, une personne sensible ressent des frissons, des courants de froid ou de chaleur, des picotements, etc.

Toutefois, parce que cette sensibilité n'est pas donnée à tous, la plupart des investigateurs s'aident de la          radiesthésie. Grâce à elle, avec un entrainement validé par des tests, on peut déterminer la          localisation d'un flux, sa largeur, sa profondeur, son intensité vibratoire, et comment tout cela peut varier en fonction          du jour, de l'heure, de la saison, ou des positions planétaires.

un sourcier        

La radiesthésie a été employée par les Chinois. Les occidentaux, en particulier les Français,          l'ont largement utilisée en s'aidant de baguettes, d'abord sous le nom de rhabdomancie          (pratique de la baguette) pour trouver des sources d’eau ou des trésors enfouis. C’est l’abbé Bouly (1865-1958) qui          inventa le terme radiesthésie en 1922, composé du latin radius          (rayonnement) et du grec aisthêsis (sensibilité).

Actuellement, on s'en sert surtout pour mettre en évidence des influences énergétiques, et on a          remplacé la baguette par le pendule et les antennes en L.

Baguettes en L pour radiesthésiste        

Mais attention, il faut savoir interpréter les résultats. Habitués aux instruments scientifiques et à          l'idée de mesures de valeurs absolues (représentation d'ailleurs illusoire et discutable), nous devons          considérer que la radiesthésie est un amplificateur de nos sensations subjectives. Elle rend compte d'un rapport          entre ce que nous mesurons et nous. Au fond, c'est d'ailleurs ce qui est le plus important en pratique, à savoir comment          nous sommes touchés, affectés, transformés, plus qu'un savoir absolu. Voici ce qu'en dit Sig            Lonegren, un radiesthésiste et enseignant réputé, auteur de l'ouvrage Spiritual            dowsing:

Professeur Tournesol        

D'abord, il y a le manque total de répétabilité, qui est si essentiel dans la science. Ensuite, il y a            cette question obsédante que chaque radiesthésiste affronte quand il se met à tester les énergies            terrestres et les sites sacrés: "Pourquoi n'ai-je pas trouvé au même endroit que mon professeur?"... La            réponse est peut-être dans la façon dont chacun emploie la radiesthésie. Si on l'utilise pour            chercher des objets physiques comme trouver un trésor, c'est un outil physique, alors que si vous            l'utilisez dans un espace sacré, c'est un outil spirituel qui vous accompagne sur votre chemin spirituel.            Si vous vous considérez comme un pèlerin sur un chemin spirituel de toute une vie, la radiesthésie peut            vous aider dans votre voyage, sans souci de la voie particulière que vous avez choisie... Ce que nous trouvons            dépend de notre conscience spirituelle.

Charles Richet, prix Nobel en 1913: Nous devons accepter la radiesthésie comme un fait. Il est inutile de faire des            expériences pour prouver son existence. Elle existe. Ce qu'il faut maintenant, c'est en développer les            possibilités.

Accéder aux autres parties:

  • 2. Réseaux énergétiques planétaires              et polyèdres. La Terre est parcourue par un ensemble de flux énergétiques          organisés en plusieurs grilles superposées et connectées, qui couvrent la terre de leur maillage aux          caractéristiques précises. La structure des grilles est sous-tendue par des formes géométriques          simples, les polyèdres réguliers ou solides de Platon. Dès les années 1930, plusieurs investigateurs          et géobiologues ont contribué de façon souvent indépendante à découvrir ces          réseaux. Ils se sont appuyés sur un faisceau d'indices tels que les anomalies magnétiques et          géophysiques, la radiesthésie et les apparitions d'OVNIs. Les nœuds de ces réseaux présentent des          énergies telluriques et cosmiques particulières qui en ont fait des centres de rayonnement religieux, philosophique          et artistique des civilisations anciennes.
  • 3. La nouvelle grille planétaire et l'évolution de la              conscience. Sur tous les continents, la Terre porte des édifices sacrés qui sont disposés          sur les mailles d'une vaste grille de flux énergétiques. Sur certains édifices, on a relevé des          indices qui indiquent qu'ils ont été bâtis par une civilisation techniquement et spirituellement très          avancée. Les sites sacrés avaient des fonctions de régulation énergétique des flux et          d'élévation de la conscience. Après un long sommeil, la grille est actuellement réactivée          progressivement jusqu'à sa pleine puissance en 2012. Ce processus entraine des bouleversements terrestres et des          modifications dans nos consciences. Nos corps sont progressivement reconnectés à la grille et sont également          touchés. Tout cela a un sens précis: nous sommes invités à devenir pleinement responsables de notre          vie et à créer un nouveau monde en harmonie avec la Terre.

En savoir plus

Sites sur Internet

La documentation française sur ce sujet est peu        abondante. On en trouve beaucoup plus en anglais

Livres

  • Géographie sacrée; Paul Devereux. Éditions Vega. Depuis la nuit des temps, les          hommes ont vénéré des lieux particuliers, sur lesquels ils ont construit des monuments, des temples, des          monastères, des églises… Tous ces lieux, porteurs d’une énergie particulière, sont          réputés apporter la guérison et ouvrir l’accès au monde spirituel.
  • L'architecture invisible. Georges Prat, Arkhana Vox 2003. L'Architecture            cosmique, Arkhana Vox, 1998
  • Géographie sacrée du monde grec. Jean Richer, Guy Trédaniel, Éditions          de La Maisnie, 1983
  • La géographie sidérale. Guy-René Doumayrou, Editions Arma            Artis
  • Le Mystère du grand Sphinx. Robert Bauval et Graham Hancock, ed du Rocher, 1999
  • L'équipe de la revue Kadath (Ivan Verheyden, Patrick          Ferryn, Jacques Gossart, Jean-Claude Mahieu) oeuvre avec profondeur depuis les années 1970 à l’étude des          mystères en archéologie. Son intention est de chercher à déchiffrer l’empreinte que laissèrent          les premiers civilisateurs, dieux et ancêtres présents dans tous les mythes et toutes les traditions afin de remonter          à l'origine des civilisations.
  • Carnac, une porte vers l'Inconnu. Pierre Méreaux et Kadath, Ed. Robert Laffont, 1981

En anglais

  • Needles of            stone. Tom Graves, ed. Gothic Image, 1986. Disponible en ligne avec des ajouts
  • Spiritual            Dowsing. Sig Lonegren, ed. Gothic Image 1986-1996. Disponible en ligne
  • Sacred Earth.          Martin Gray, ed Sterling Publishing. Nombreuses et magnifiques photos de l'auteur.
  • The sun and the serpent. Paul Broadhurst et          Hamish Miller. Découverte de la ligne St-Michael dans le sud de l'Angleterre. "Details their quest for a rediscovery of the          forces of Nature that create the 'spirit of place'. In former times, the Earth was understood to be a living being whose powers          were considered sacred." La ligne Apollon - St-Michael à travers l'Europe est racontée dans un autre ouvrage des          mêmes auteurs, The Dance of the Dragon

Texte conforme à la nouvelle            orthographe française (1990)

11 juin 2011 - Ajout 6 novembre 2011 (les vortex)



16/11/2013
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