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La vidéo qui a placé Assange dans le collimateur des États-Unis

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Les Révélations de WikiLeaks – N°1 – La vidéo qui a placé Assange dans le collimateur des États-Unis

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Source : Consortium News, Elizabeth Vos, 23-04-2019

Le 23 avril 2019

Elizabeth Vos explique que « Meurtre Collatéral » a créé la sensation dans les médias en 2010 et a conduit à l’emprisonnement de Chelsea Manning et à une enquête du ministère de la Justice sur Julian Assange. Mais les crimes de guerre révélés par la vidéo n’ont causé de problèmes à personne d’autre. [Lors d’un raid aérien le 12 juillet 2007 à Bagdad, un hélicoptère Apache américain a ouvert le feu au canon automatique de calibre 30 mm mono-tube M230 sur un groupe de civils, parmi lesquels notamment deux reporters de l’agence Reuters, NdT]

Consortium News commence aujourd’hui une série d’articles, “Les révélations de WikiLeaks”, qui reviendra sur les principales publications de WikiLeaks qui ont changé le monde depuis sa création en 2006. Cette série vise à contrecarrer la couverture médiatique conventionnelle, qui ignore le travail de WikiLeaks pour se concentrer sur la personnalité de Julian Assange. C’est la révélation par WikiLeaks des crimes et de la corruption des gouvernements qui a conduit les États-Unis à poursuivre Assange et qui a finalement abouti à son arrestation le 11 avril dernier. La vidéo « Meurtre collatéral » n’a été que la première d’une série de révélations majeures de WikiLeaks qui ont fait du journaliste l’un des hommes les plus recherchés au monde, pour le simple fait d’avoir publié.

La vidéo qui a placé Julian Assange dans le collimateur des États-Unis

WikiLeaks a été fondé en 2006, mais c’est la publication le 5 avril 2010 de « Meurtre collatéral » qui a fait du « lanceur d’alerte-éditeur » un phénomène mondial, s’attirant des admirateurs et des ennemis.

Au sujet du film, WikiLeaks a écrit : « La vidéo, tournée à partir du viseur d’un hélicoptère Apache, montre clairement le meurtre gratuit d’un employé de l’agence Reuters, déjà blessé, ainsi que de ceux qui lui portaient secours. Deux jeunes enfants qui participaient aux secours ont également été grièvement blessés. »

WikiLeaks a noté qu’au cours des années suivantes, Reuters avait tenté sans succès d’obtenir la vidéo par le biais de la Freedom of Information Act [Loi sur la liberté de la presse, NdT].

Le lendemain de la sortie de la vidéo, le New York Times décrivait WikiLeaks comme un site Web jusque-là marginal mais qui venait de faire son entrée dans la cour des grands. « Le site est devenu une épine dans le pied des autorités aux États-Unis et à l’étranger ». « Avec la vidéo de l’attaque en Irak, cette plateforme qui permet de publier sous couvert d’anonymat des documents sensibles s’apparente à une sorte de journalisme d’investigation militant. »

Avant 2010, WikiLeaks avait reçu quelques récompenses majeures du journalisme. Mais dans les années qui ont suivi la publication de la vidéo, le site a reçu de nombreux honneurs, dont le prix Sam Adams pour l’intégrité.

Le 16 avril dernier, WikiLeaks a annoncé qu’un nouveau prix avait été attribué à son fondateur, Julian Assange, alors même que ce dernier se trouvait à l’isolement dans une prison londonienne.

[Sydney Morning Herald : Julian Assange reçoit le prix européen du journalisme créé en l’honneur d’un journaliste assassiné. … ?]

Chelsea Manning

« Meurtre Collatéral » a été une des révélations les plus importantes dues à Chelsea Manning qui était à l’époque analyste du renseignement de l’armée, avec, comme conséquence pour elle, sept années passées dans une prison militaire.

Manning, qui avait une accréditation « top secret », a eu accès à la vidéo et l’a dans un premier temps proposée au New York Times et au Washington Post, qui l’ont tous deux refusée. Manning s’est alors tournée vers WikiLeaks.

Lors de son témoignage de 2013 devant la cour martiale – et dont l’enregistrement a fuité – on peut entendre Manning décrire les événements qui l’ont amenée à transmettre les images à la presse.

Elle a expliqué avoir pris sa décision de faire fuiter la vidéo suite à l’impossibilité pour Reuters de l’obtenir par une requête au nom de la loi sur la liberté de l’information. « L’aspect le plus effrayant de la vidéo est à mon sens ce plaisir, cette soif de sang qu’ils [les pilotes] semblaient éprouver. Ils déshumanisaient les individus auxquels ils avaient affaire et semblaient n’accorder aucune valeur à la vie humaine quand ils les traitaient de “bâtards morts” ou se félicitaient mutuellement de leur capacité à en tuer en grand nombre. »

Chelsea Manning en 2017 (Vimeo)

Marjorie Cohn, analyste juridique, est de ceux qui voient dans le contenu de cette vidéo une preuve des crimes de guerre américains. À ce titre, elle soutient que Manning avait l’obligation légale de divulguer de telles informations. Dans une chronique de 2013 pour Truthout, elle cite la Convention de Genève, le Manuel de campagne de l’armée de Terre et le Code uniforme de justice militaire, qui tous prescrivent la désobéissance aux ordres illicites comme étant le devoir d’un militaire.

Aucun des pilotes, responsables militaires ou responsables politiques n’a jamais été poursuivi ni même tenu pour responsable des événements filmés dans la vidéo.

Attaque d’un hélicoptère Apache de l’armée américaine en 2007

Le film montre, en ce jour du 12 juillet 2007, des hélicoptères Apache de l’armée américaine armés de canons de 30 mm prenant pour cibles plus d’une douzaine d’Irakiens dans le quartier Al-Amin al-Thaniyah de New Baghdad, un district de la capitale de l’Irak. Parmi les morts figurent le photographe de Reuters Namir Noor-Eldeen et son assistant, Saeed Chmagh. WikiLeaks précisait que 25 personnes avaient été tuées lors de cet épisode. 

Après la première attaque, les hélicoptères ont tiré et tué des personnes qui s’étaient arrêtées pour tenter de secourir les blessés. Un char d’assaut américain aurait roulé sur un corps, le coupant en deux. Dans une interview avec Al Jazeera réalisée quelques jours après la publication de « Meurtre collatéral », Assange a identifié l’individu écrasé par le char comme étant Namir Noor-Eldeen.

Après avoir reçu la vidéo, Assange et ses associés ont passé une semaine à Reykjavik, en Islande, pour casser le cryptage réalisé par l’armée américaine.

Kristinn Hrafnsson, qui occupe aujourd’hui le poste de rédacteur en chef à WikiLeaks, s’est rendu en Irak en tant que journaliste d’investigation pour retrouver les familles des victimes et confirmer les détails de l’événement avant de publier le film. Le New Yorker en a fait un article :

« Il [Hrafnsson] affirme avoir trouvé le propriétaire de l’immeuble, un vieil homme nommé Jabbar Abid Rady, né en 1941, professeur d’anglais à la retraite. Abid Rady a dit à Hrafnsson que sa femme et sa fille étaient mortes dans l’attaque. Il a dit que cinq autres personnes qui vivaient dans l’immeuble sont mortes elles aussi. Les bâtiments en construction servent souvent de logement dans des endroits ravagés par la guerre ; les gens vivent dans les étages inférieurs, qui sont souvent construits en premier et sont habitables avant la fin des travaux. Abid Rady a dit à Hrafnsson que trois familles vivaient dans cet immeuble particulier. »

Assange a précisé que bien plus que tout autre document imprimé, ce sont les images en mouvement qui avaient attiré l’attention du public. « C’est très facile pour les gens de voir ce qui se passe », aurait-il déclaré dans l’interview vidéo d’avril 2010 avec Al Jazeera. « Ce n’est pas trop compliqué, il n’y a pas de barrières linguistiques avec le matériel visuel. Nous avons révélé les politiques qui sous-tendent ce matériel dès 2007, les politiques pour les documents classifiés militaires américains. » 

À un moment donné de la vidéo, on peut entendre du personnel américain rire en disant : « Le char vient de rouler sur un corps ». Assange a commenté en précisant : « C’était le corps de Namir. »

La réponse militaire

Peu après les meurtres de 2007 – et trois ans avant la diffusion de la vidéo – il a été précisé que l’armée américaine avait sous-estimé le nombre de morts et le contexte de l’incident.

Assange a fait valoir que les rapports militaires au sujet d’une « fusillade » qui aurait précédé les événements montrés sur la bande vidéo avaient été déformés afin de justifier la tuerie.

Après la publication par WikiLeaks de « Meurtre Collatéral » le Pentagone a reconnu l’authenticité de la vidéo mais a déclaré qu’elle ne contredisait pas la conclusion officielle selon laquelle l’équipage des hélicoptères avait respecté les règles d’engagement, a rapporté le Daily Telegraph.

L’armée américaine a rejeté les appels à sanctionner l’équipage pour la mort des journalistes de Reuters parce que, selon elle, il n’était pas possible de distinguer ces deux hommes des insurgés présumés. « Le lance-roquettes dans la vidéo est réel », selon un porte-parole du Pentagone cité par le Telegraph, qui précise : « Il y avait des insurgés et des journalistes dans une zone où les forces américaines étaient sur le point d’être prises en embuscade. Sur le moment, il n’était pas possible de distinguer si (les employés de Reuters) portaient des caméras ou des armes. »

Chargement des cartouches dans un AH-64D Longbow Apache, avril 2007. (Wikimedia Commons)

Le lieutenant-colonel à la retraite Chris Walach, commandant des pilotes d’hélicoptères Apache, en 2013, s’est entretenu avec Democracy Now au sujet de ces images. « En Irak, on ne peut pas mettre des gants roses aux pilotes d’hélicoptère Apache et les envoyer sur le ring pour le combat ultime en leur demandant de s’agenouiller » dit-il. « Ce sont des pilotes d’attaque portant des gants d’acier, et ils montent sur le ring en lançant de puissants coups de poing d’acier explosifs. Ils sont là pour gagner, et ils gagneront. »

Peu de temps après la divulgation de « Meurtre collatéral », Assange a fait une apparition sur le plateau de « Colbert Report » [The Colbert Report était une émission de télévision satirique américaine du type late-night show, NdT]. À un moment donné, l’animateur Stephen Colbert a dit en plaisantant qu’Assange était « un homme mort ». Colbert a interrogé Assange au sujet d’une fusillade qui aurait précédé les événements montrés sur l’enregistrement. « C’est un mensonge », a répondu Assange. [05.20/11:39] Il a précisé que 28 minutes plus tôt, des tirs d’armes légères avaient été signalés et que les hélicoptères Apache qui tournaient autour de New Baghdad étaient « tombés sur ces hommes et les avaient tués ».

La réaction des politiques

Le 11 avril 2019, le jour de l’arrestation d’Assange, Alistair Smout, journaliste de l’agence Reuters, a écrit rétrospectivement : « WikiLeaks a mis Washington en colère en publiant des centaines de milliers de câbles diplomatiques secrets américains, et en divulguant en 2010 une vidéo militaire américaine classifiée montrant une attaque par hélicoptère à Bagdad ayant eu lieu en 2007 et ayant tué une dizaine de personnes, dont deux journalistes de Reuters. »

Dans les jours qui ont suivi la publication de « Meurtre collatéral », le secrétaire de presse du président Obama, Robert Gibbs, a répondu aux questions des journalistes sur le contenu de la vidéo. Lorsqu’on lui a demandé si les actions du personnel américain étaient « appropriées », M. Gibbs a répondu qu’il n’était pas sûr que le président Barack Obama ait vu la vidéo à l’époque, ajoutant :

« Beaucoup d’entre vous ont voyagé avec le Président – Barack Obama ou ses prédécesseurs – dans les zones de guerre. Beaucoup d’entre vous connaissent des collègues qui ont travaillé dans des endroits du monde extrêmement dangereux. Nos militaires prennent toujours toutes les précautions nécessaires pour assurer la sûreté et la sécurité des civils, en particulier de ceux qui travaillent dans ces endroits dangereux au nom d’organes de presse. Honnêtement, je n’en sais pas assez sur ce qui se faisait avant, c’est pourquoi je vous aiguillerais vers le ministère de la Défense. »

Puis, le ministre américain de la Défense Robert Gates a fustigé WikiLeaks pour ne pas avoir fourni le contexte de la vidéo. « Ces gens-là peuvent sortir tout ce qu’ils veulent, et ils n’en sont jamais tenus pour responsables. Il n’y a pas d’avant et pas d’après », a dit M. Gates, comparant la vidéo à une guerre qu’on verrait par le « petit bout de la lorgnette ».

Gates a ajouté : « Ils sont en situation de combat. La vidéo ne montre pas l’image d’ensemble des tirs qui ont eu lieu contre les troupes américaines. C’est évidemment une chose difficile à voir. C’est douloureux à voir, surtout quand on apprend après coup ce qui se passait. Mais vous – vous avez parlé des zones d’ombre de la guerre. Ces gens-là étaient engagés dans une opération où les décisions se prennent en une fraction de seconde. »

La réaction la plus virulente à la vidéo s’est faite sous la forme d’une enquête diligentée par le ministère de la Justice des États-Unis à l’encontre d’Assange, et cela six mois au moins après « Meurtre collatéral », et par conséquent après la publication des journaux de guerre d’Afghanistan et d’Irak [par Wikileaks NdT], qui devaient être le sujet suivant de la série de CNN, et a finalement conduit à l’arrestation d’Assange le 11 avril 2019.

« L’enquête recueille discrètement des informations depuis au moins octobre 2010, soit six mois après l’arrestation de Bradley Manning, la militaire de carrière accusée d’avoir été la source de l’essentiel des fuites », a rapporté The New York Times en juin 2013.

Le FBI enquête sur Assange et WikiLeaks depuis au moins 2009, selon une déclaration officielle remise par Assange en septembre 2013.

Alors que le ministère de la Justice d’Obama s’est arrêté dans la criminalisation du journalisme juste avant de franchir la ligne rouge, le ministère de la Justice de Trump l’a piétinée en utilisant ces mêmes preuves pourtant abandonnées par l’administration précédente.

La réponse des médias

« Meurtre collatéral » a été dévoilé lors d’une conférence de presse au National Press Club à Washington le 5 avril 2010. Selon le New York Times :

« Il ne fait aucun doute que les forces de la coalition étaient clairement engagées dans des opérations de combat contre une force hostile », a déclaré le lieutenant-colonel Scott Bleichwehl, porte-parole des forces internationales à Bagdad.

Mais la vidéo ne montre pas d’action hostile. A la place, elle montre un groupe de personnes qui se promènent dans la rue, avec parmi elles, selon WikiLeaks, M. Noor-Eldeen et M. Chmagh. Les pilotes pensent qu’il s’agit d’insurgés et prennent par erreur la caméra de M. Noor-Eldeen pour une arme. Ils visent et tirent sur le groupe, puis se délectent de leurs meurtres.

Les réactions des médias à la sortie de la vidéo ont été mitigées. Le lendemain de la publication, le Times a sorti un article intitulé : « Une vidéo concernant l’Irak attire l’attention sur un site Web ». Il mentionne les critiques reçues par WikiLeaks pour la publication d’une version éditée de la vidéo :

« Les critiques soutiennent que la version courte de la vidéo était trompeuse parce qu’elle n’indiquait pas clairement que les attaques avaient eu lieu au milieu d’affrontements dans le quartier et que l’un des hommes portait un lance roquette. »

Quelques mois après la sortie de la vidéo, l’Australian Broadcasting Corporation a fait part des sentiments du journaliste David Finkel du Washington Post : « Ils [WikiLeaks] ont fourni un contexte artificiel et pré-conçu. Une opération était en cours, dans le cadre d’une réaction à une action de guerre. Il ne s’agissait pas d’hélicoptères Apache en train de tournoyer à la recherche d’un groupe d’hommes à abattre et à tuer ». Finkel était en poste en Irak en 2007 lors de l’épisode et a évoqué l’événement dans son livre, « The Good Soldiers ».

En réponse à ces critiques, Assange a dit à Al Jazeera qu’il avait pris la décision de donner ce titre-là à son film à partir du moment où les pilotes de l’hélicoptère Apache avait tiré sur la camionnette et les gens qui s’étaient arrêtés pour aider les blessés. Il a dit :

« C’est la raison pour laquelle nous l’avons appelé “Meurtre collatéral”. Dans le premier exemple, il s’agit peut-être d’une dérive ou d’incompétence collatérale, lorsqu’ils s’en prennent au rassemblement initial. C’était de l’imprudence à la limite du meurtre, mais nous ne pouvions pas affirmer avec certitude que c’était un meurtre. Mais pour cet événement particulier-là, il s’agit clairement un meurtre. »

Les médias qui se sont depuis retournés contre Assange, faisaient à l’époque son éloge tout comme celui de WikiLeaks.

Le jour de la sortie de la vidéo, The Guardian, qui a récemment participé à une campagne anti-Assange, s’était empressé d’écrire un article faisant référence aux problèmes que la vidéo posait aux autorités militaires : « La sortie de la vidéo de Bagdad intervient également peu de temps après que l’armée américaine ait admis que ses forces spéciales avaient tenté de dissimuler les meurtres de trois femmes afghanes lors d’un raid en février en extrayant les balles de leur corps ».

Deux jours après la publication de « Meurtre collatéral », The Guardian, alors sous la direction du rédacteur en chef Alan Rusbridger, a publié un article d’opinion affirmant que les images étaient « annoncées par certains comme la révélation la plus importante depuis Abu Ghraib, et remettant en question non seulement l’efficacité des règles militaires américaines, mais également l’intégrité des médias grand public qui couvrent des incidents similaires ».

Douze heures après la diffusion de la vidéo, James Fallows, de The Atlantic, a parlé au sujet de « Meurtre collatéral » du « document le plus dommageable sur les abus depuis les photos de torture de la prison d’Abu Ghraib. »

« La vidéo sur le “Meurtre collatéral” est l’un des éléments les plus connus et les plus largement reconnus du projet en cours WikiLeaks », a écrit Christian Christensen, professeur de journalisme à l’Université de Stockholm en 2014. « Ces images précises sont, à bien des égards, l’illustration même de la cristallisation des horreurs de la guerre. »

Quelques jours après la publication de la vidéo, Haifa Zangana, romancière et ancienne prisonnière sous le régime de Saddam Hussein, a écrit un éditorial pour The Guardian, disant que sa famille vivait dans la région où les événements avaient eu lieu, un lieu qu’elle a décrit comme ayant été autrefois « sans danger pour les enfants jouant dehors ».

Zangana a poursuivi :

« Les témoins de la tuerie ont relaté les détails déchirants en 2007, mais ils ont dû attendre qu’un lanceur d’alerte occidental rende publique une vidéo avant que quiconque les écoute. En regardant la vidéo, ma première impression a été, je ne ressens rien. Mais cette complète torpeur se transforme progressivement en une colère désormais familière. J’écoute les voix trépidantes de la mort qui vient du ciel, celles qui jouissent de la poursuite et du meurtre. Je murmure : se prennent-ils pour Dieu ? »

Elizabeth Vos est journaliste indépendante et collabore régulièrement à Consortium News. Elle co-anime vigile en ligne #Unity4J. [communauté en soutien à Julian Assange NdT]

Source : Consortium News, Elizabeth Vos, 23-04-2019

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.



10/08/2019
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