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Fin d' un Monde matérialiste pour qu' un autre Monde plus spirituel puisse naître

Général Soubelet : «violences contre la police : les mots ne suffisent plus»

Général Soubelet : «violences contre la police : les mots ne suffisent plus»

FIGAROVOX/TRIBUNE - Après le passage à tabac de deux policiers à Champigny, Bertrand Soubelet prend le temps d'analyser les facteurs qui poussent aujourd'hui des populations à s'en prendre ainsi aux forces de l'ordre. Pour reconquérir les «territoires perdus» de la République, l'indignation médiatique risque fort de n'être pas suffisante.

 


Général de corps d'armée et ex-numéro trois de la gendarmerie nationale, Bertrand Soubelet est l'auteur de Tout ce qu'il ne faut pas dire (Plon). Il est aussi vice-président d'Objectif France.


Les images «choc» de la jeune policière rouée de coups à Champigny sur Marne s'ajoutent à celles de l'incendie du véhicule de police quai Valmy, à celles de Viry-Châtillon, à celles de la gendarmerie de Meylan, au terrible assassinat de deux fonctionnaires à Magnanville et à toutes celles qui ne sont pas médiatisées.

En hiver, rien de mieux qu’une bonne fondue au fromage pour vous réchauffer et vous réconforter !

Je découvre

Autant d'actes révoltants qui illustrent la profonde dégradation du climat social dans certaines parties de nos villes.

Il est essentiel de prendre le temps de l'analyse, pour éviter les contre-sens et tâcher de comprendre les événements dans leur complexité. Les réactions «à chaud» sont souvent dictées par l'émotion et prêtent aux polémiques.

Certains commentateurs concluent hâtivement à un probable sentiment de haine envers les policiers.

Certains auteurs de tweets totalement déconnectés du réel ont même invoqué l'attitude irrespectueuse de certains policiers, pour expliquer voire justifier le phénomène.

Mais toutes ces réactions relèvent d'une vision tronquée et partiale de la réalité.

Bien sûr, quelques fonctionnaires de police se comportent mal et méritent de sévères sanctions. Mais cela n'est pas une généralité et ne peut en aucun cas justifier ces agressions sauvages contre les représentants de l'ordre.

Nos villes comptent trop de «territoires», pas toujours très étendus, des immeubles, des cages d'escalier, des espaces publics qui deviennent à certaines heures la propriété des bandes et des caïds.

Il existe un sentiment de haine contre les policiers ou les gendarmes chez certains individus, empêchés dans leurs activités criminelles ou leurs divers trafics. Il faut s'en féliciter. Mais lorsque cette haine s'exerce physiquement, il revient à la justice de sanctionner sévèrement les auteurs. C'est généralement le cas lorsqu'ils sont identifiés.

Nos villes comptent trop de «territoires», pas toujours très étendus, des immeubles, des cages d'escalier, des espaces publics qui deviennent à certaines heures la «propriété» des bandes et des caïds. Pour se livrer à leurs trafics (de stupéfiants en général) ils y font régner une loi qui est celle du plus violent, y compris à l'encontre des habitants.

Mais au-delà de ces délinquants, c'est aujourd'hui toute une frange de la population qui nourrit un sentiment confusément hostile envers les forces de l'ordre.

Je distingue parmi ces personnes deux catégories.

Il y a ceux qui défient l'autorité. Ils résident essentiellement dans des quartiers concernés par la politique de la ville. Ils détestent tout ce qui représente la société, dans laquelle ils ne trouvent pas de place et finissent souvent, mais pas toujours, par devenir les acteurs d'une économie souterraine qui les éloigne encore davantage de la vie réelle.

Ces personnes incarnent une forme de rejet de notre modèle social et de tous ceux qui le représentent.

Mais cette attitude n'est pas exclusivement dirigée contre la police ou la gendarmerie. Elle atteint également, depuis déjà bien longtemps, les pompiers ou parfois les médecins et d'autres professions.

C'est ainsi que les secours sont régulièrement agressés par des jeunes, souvent mineurs, désœuvrés et en totale déshérence (plus de 2000 pompiers agressés en 2016). Le vandalisme et les incendies de bus de la RATP relèvent de la même logique.

Dans la seconde catégorie se trouvent des millions de Français hostiles à la police à force de subir cette réalité au quotidien. Ils finissent par se méfier des forces de l'ordre. Ils attendent d'être protégés et défendus, et reprochent à l'État de ne plus remplir sa mission. Ils se sentent abandonnés et à l'occasion crient leur colère à l'encontre des policiers et des gendarmes.

Voilà l'état des lieux d'une partie de la France, oubliée, parfois reléguée à l'état de «zone de non-droit» soumise aux tensions et aux violences, parfois aussi à la haine et aux forces destructrices de l'islam radical.

C'est cela que nos autorités publiques tolèrent depuis bien longtemps, en évitant de donner des directives de fermeté et en considérant parfois que la présence policière ne doit pas être trop marquée pour éviter les provocations.

C'est cela que trop de Français vivent dans des quartiers livrés à la loi du plus violent. Ils sont quotidiennement soumis à l'inquiétude, voire l'angoisse de sortir de chez eux ou de rentrer en se faisant physiquement menacer, insulter, violenter.

C'est cela que les médias commentent de manière complaisante depuis trop longtemps en soupçonnant souvent les membres des forces de l'ordre, dont la parole ne vaut pas plus aujourd'hui que celle de ces voyous qui font la loi dans tous ces lieux publics.

C'est cela la réalité des «quartiers», dont l'ampleur n'a d'égales que la lâcheté et l'irresponsabilité de quelques élus locaux, qui préfèrent minimiser l'existence de ces phénomènes pour éviter de les traiter en profondeur.

C'est cela qui explique les agressions caractérisées contre les policiers et les gendarmes confrontés quotidiennement à la violence verbale et physique, et devenus des acteurs impuissants ou même découragés devant l'ampleur du phénomène.

Alors, quelles solutions adopter pour que, partout en France, ces îlots d'insécurité qui minent des quartiers entiers soient traités en profondeur avec fermeté, mesure et discernement?

Comment faire en sorte que les policiers et les gendarmes puissent œuvrer au quotidien dans la confiance, avec l'aide de la population, et avoir l'assurance de pouvoir mettre à l'écart efficacement ceux qui menacent la paix sociale?

Il faut déployer une « force pluridisciplinaire projetable » dédiée, avec des professionnels de la sécurité et de la justice.

En 2013 devant l'Assemblée nationale, j'appelais déjà de mes vœux une politique ambitieuse menée par un pouvoir exécutif courageux. C'était il y a quatre ans et depuis, rien n'a bougé.

La police de sécurité quotidienne ne suffira pas.

En revanche, une «force pluridisciplinaire projetable» dédiée, avec des professionnels de la sécurité et de la justice agissant sur le terrain en partenariat avec les élus et les acteurs locaux, serait en mesure de traiter progressivement ces dérives.

Une telle force serait la première étape avant une solution globale, inédite dans son fonctionnement, pour obtenir dans ces quartiers une vraie qualité de vie collective dont la sécurité est un élément essentiel.

Il nous faut viser des objectifs ambitieux plutôt que de nous résigner à vivre des cauchemars sans réagir.

Or les seules réactions face à cette violence contre l'autorité sont celles de l'émotion, de l'indignation et de la condamnation médiatique parfois calculée.

Mais les mots ne suffiront jamais pour changer les choses.

 

Laïcité, immigration, sécurité: les vérités dérangeantes du général Soubelet

Laïcité, immigration, sécurité: les vérités dérangeantes du général Soubelet

EXCLUSIF - Dans son nouvel essai aux accents programmatiques, l'ex-numéro trois de la gendarmerie poursuit son travail d'alerte et défend le bien-fondé de plusieurs mesures fortes, comme le retour des symboles nationaux ou la déchéance de nationalité pour les terroristes.

Général de corps d'armée, ex-numéro trois de la gendarmerie nationale, Bertrand Soubelet a été écarté de la gendarmerie en avril 2016 pour avoir dépeint sans fard la situation de notre pays telle qu'il la voyait après trente-cinq ans de service. Après avoir publié son premier réquisitoire, Tout ce qu'il ne faut pas dire (Plon), celui qui a lâché Macron pour se présenter sans étiquette aux prochaines législatives récidive avec un nouvel essai aux accents programmatiques: Sans autorité, quelle liberté? (Éditions de l'Observatoire). Un ouvrage percutant dans lequel il poursuit son travail d'alerte et défend le bien-fondé de plusieurs mesures fortes, comme le retour des symboles nationaux ou la déchéance de nationalité pour les terroristes.

● Fierté nationale

Les notions de patrie et de fierté nationale ont été trop longtemps dévalorisées, voire dénaturées. Elles reposent notamment sur le respect de certains symboles, dont le premier est notre emblème national. (…) Un drapeau est le symbole d'un peuple, d'une nation, de l'histoire d'un pays et personne ne doit permettre qu'on fasse litière de ce bagage.

L'identité nationale n'est pas une expression grossière ni un défi aux droits de l'homme. C'est une réalité qui manque aujourd'hui cruellement de consistance malgré les tentatives hasardeuses des uns et des autres pour essayer de la remettre au cœur des débats. Rêver d'une France dans laquelle tous ceux qui vivent retrouvent le chemin de la fierté et sont conscients du patrimoine dont ils sont héritiers n'est pas une mièvrerie.

Je suis de ceux qui n'ont pas l'intention de laisser ces notions capitales à la seule disposition d'un parti d'extrême droite.

● Fracture sociétale

Quels sont les intérêts que l'État doit défendre et dans quelle logique s'inscrit-il?

Trop souvent, les décisions de l'exécutif divisent, séparent et dressent parfois les Français les uns contre les autres. Parmi les plus récentes, la plus ...

Délinquance : le cri d'alarme d'un grand patron de la gendarmerie

Délinquance : le cri d'alarme d'un grand patron de la gendarmerie

Le général de corps d'armée Bertrand Soubelet, ancien numéro 3 de la gendarmerie nationale, rompt avec le devoir de réserve en publiant Tout ce qu'il ne faut pas dire, un réquisitoire implacable sur la situation de notre pays.

Pourquoi se taire quand on a l'intime conviction que dire la vérité est un devoir absolu? Déterminé, sans désir de revanche ni colère, le général de corps d'armée Bertrand Soubelet, 56 ans, ancien numéro 3 de la gendarmerie, ex-directeur des opérations et de l'emploi, limogé en août 2014, et actuel directeur de la gendarmerie d'outre-mer, a décidé de s'affranchir du devoir de réserve, en publiant chez Plon un ouvrage intitulé Tout ce qu'il ne faut pas dire. Une rupture définitive, assumée au fil des pages d'un livre profond et engagé, née d'un choc auquel rien ne préparait cet officier général, expert reconnu des questions de sécurité intérieure, éminemment respecté par ses pairs.

Tout commence le 18 décembre 2013. Ce jour-là, c'est un personnage inconnu du grand public qui se rend en uniforme à l'Assemblée nationale. Invité par les représentants d'une commission parlementaire présidée par le député socialiste Jean-Pierre Blazy, il doit apporter le point de vue de la direction des opérations et de l'emploi de la gendarmerie nationale sur la lutte contre l'insécurité. C'est une formalité. La séance est enregistrée, mais que craint-il? Rien. Il se sent légitime et en confiance. Sa longue expérience parle pour lui. Tout est clair, net et exemplaire.

«Général courage»

Comme sa carrière personnelle. Engagé, parfois sec, toujours ferme, ne craignant ni confrontation ni controverse, il préfère cependant le dialogue et la confiance mutuelle, l'écoute et la collégialité. C'est un homme de conviction et d'une sincérité parfois désarmante. Quand il parle, il ne quitte pas son interlocuteur des yeux et sait écouter les réponses. Ses dossiers, il les potasse jusqu'au bout et ne laisse rien passer, même s'il aime dire qu'il n'est pas un «homme de chiffres». Dans l'action, il demeure calme et serein. Il croit en l'homme et à l'amitié. Catholique, il aime citer de Gaulle, René Girard et André Comte-Sponville.

Sa présence, ce jour de décembre 2013 n'est que le début d'une succession d'autres auditions avec d'autres experts: le directeur des personnels militaires de la gendarmerie, le directeur des finances, le directeur général, ainsi que trois autres officiers supérieurs. Son exposé est précis. Il ne cache rien, «ne cherche pas à faire œuvre de diplomatie». Même quand les questions prennent une tournure politique et le mettent en porte-à-faux.

«Que dis-je? Que la situation est préoccupante et que tout est difficile: la gestion des effectifs, le cadre

Le Général Soubelet, le 18 décembre 2013, le jour de son audition à l'Assemblée nationale dans le cadre de la mission d'information relative à la lutte contre l'insécurité.
 

juridique, les moyens d'action, les missions elles-mêmes. Point par point, je détaille la montée de la délinquance, les dangers auxquels notre pays est confronté. Les moyens dans les brigades ne sont pas toujours à la hauteur de la tâche. Le maillage du territoire ne correspond plus toujours aux exigences opérationnelles. La charge de travail pèse sur l'équilibre personnel et familial des militaires. Et, surtout, la population sait-elle à quel point les hommes de la gendarmerie sont sollicités? J'aborde des sujets tabous, ce qui me vaudra les foudres, surtout quand j'indique que la cohérence de la politique pénale au plan ...

 

Police-justice, les raisons d'un divorce

Police-justice, les raisons d'un divorce

FIGAROVOX/TRIBUNE - Plusieurs représentants de la police ont appelé à manifester mercredi 14 octobre contre les effets de la politique pénale sur leur profession. Pour Alexandre Giuglaris de l'Institut pour la Justice, la police est déconsidérée par le ministère de la Justice.

 


Alexandre Giuglaris est délégué général de l'Institut pour la justice.


Mercredi, l'ensemble des organisations représentatives de la police nationale appelle à manifester devant la chancellerie ou devant les tribunaux pour exprimer le ras-le-bol de la profession à l'encontre des dysfonctionnements de la chaîne pénale. Plusieurs milliers de policiers descendront dans la rue pour exprimer leur colère à la suite d'un braquage au cours duquel l'un de leurs collègues a été très grièvement blessé et mettant en cause deux multirécidivistes, dont l'un était fiché comme dangereux et radicalisé et qui s'était évadé de prison lors d'une permission de sortir.

Il existe des objets qui vous font tomber à la renverse

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L'émotion suscitée dans les rangs de la police par cette affaire n'est pas retombée car elle intervient après d'autres dysfonctionnements, notamment judiciaires, qui heurtent nos policiers et nos gendarmes. Il y a quelques semaines, par exemple, on apprenait que le meurtrier présumé du gardien de la paix Aurélien Dancelme, condamné en 2011 à 20 ans de prison, était relâché. Il avait fait appel de cette condamnation et, comme aucun nouveau procès n'était prévu, son avocat avait demandé sa libération au nom du droit à un procès dans un «délai raisonnable».

Les oppositions police-justice, souvent incarnées par les tiraillements entre gardes des Sceaux et ministres de l'Intérieur, ont toujours existé. Mais elles n'avaient rarement, voire jamais, atteint un tel niveau au sein des fonctionnaires de la police nationale. Comment a-t-on, pu en arriver là? Quatre phénomènes, au moins, se conjuguent aujourd'hui pour expliquer ce mouvement de défiance sans précédent.

Le mépris

Tout d'abord, les forces de police ont pu ressentir une certaine forme de mépris de la part de la chancellerie. Faut-il rappeler que, lors de la réforme pénale, les syndicats de policiers, et même certains syndicats de magistrats, allaient négocier au ministère de l'Intérieur car ils n'étaient pas reçus, pour certains, et surtout pas écoutés par la garde des Sceaux?

« Faut-il rappeler, là encore, que le Syndicat de la magistrature publiait, il y quelques années seulement, un fascicule sur les droits des citoyens face aux policiers ? Ces derniers étaient représentés avec une tête de porc… »

Par ailleurs, le Syndicat de la Magistrature est, chacun le reconnaît, très en cours à la chancellerie avec Mme Taubira. Faut-il rappeler, là encore, que c'est ce même syndicat qui publiait, il y quelques années seulement, un fascicule sur les droits des citoyens face aux policiers? Ces derniers étaient représentés avec une tête de porc… On a connu plus respectueux comme approche et comme vision. Dès lors, faut-il s'étonner que les policiers se sentent méprisés par leurs éventuels interlocuteurs de la place Vendôme?

La stigmatisation et l'injustice ressenties par les policiers

Dès qu'il y a un soupçon de bavure ou de faute, l'IGPN (la police des polices) est saisie. A tort ou à raison, les policiers, et au-delà une large partie de l'opinion, ont le sentiment qu'à l'inverse, lorsqu'un magistrat est soupçonné de fautes professionnelles, les poursuites ou sanctions sont faibles, voire inexistantes.

A cette injustice ressentie s'ajoutent des discours et une politique qui envisageaient d'instaurer des récépissés lors de contrôles au faciès. La garde des Sceaux, même lorsque le gouvernement a renoncé à cette idée, a fait savoir qu'elle y était toujours favorable. C'est son droit, encore qu'en tant que ministre on peut être tenu à une certaine réserve, mais il faut comprendre que les policiers puissent être agacés par une certaine rhétorique qui les stigmatise.

Les alertes restées sans réponse

Depuis de nombreux mois, la grogne monte dans les rangs de la police. Les discours et la politique pénale du gouvernement déplaisent aux forces de sécurité. Et il y a eu de nombreuses alertes que l'on n'a pas voulu entendre. Ainsi, faut-il rappeler la lettre que Manuel Valls avait envoyée au président de la République lorsqu'il était à l'Intérieur et dans laquelle il s'opposait très largement à la réforme pénale de Christiane Taubira?

Faut-il rappeler que, ces derniers mois, les violences à l'égard des forces de l'ordre on augmenté, notamment à Paris, où elles ont progressé de 8 % entre 2014 et 2015? En moyenne, on compte près de 100 agressions physiques par jour rien que dans la capitale.

Enfin, on ne peut pas comprendre le malaise de la police et de la gendarmerie sans se rappeler le sort qui a été réservé au général Soubelet, n°3 de la gendarmerie. Pour avoir osé dénoncer l'insuffisante fermeté de la réponse pénale et l'impossibilité de voir la délinquance diminuer sans davantage de peines de prison ferme prononcées et exécutées, il a tout simplement été sanctionné à travers une mutation.

La réforme pénale

Les propos du général Soubelet ont déplu en haut lieu, car c'est la politique pénale du gouvernement qui était indirectement visée par ses propos. En effet, alors que l'opinion publique et les forces de l'ordre sont unanimes sur la nécessité de renforcer les sanctions pénales et de recourir davantage à la prison ferme comme peine, la réforme pénale de Christiane Taubira est allée exactement en sens inverse. Elle a notamment instauré un mécanisme de libération sous contrainte, quasi automatique, aux deux tiers de la peine prononcée, donc en réalité possiblement dès la moitié de la peine, avec le jeu des réductions de peine. Dès lors, pourquoi se battre pour arrêter les délinquants et les criminels si on a le sentiment qu'ils ne seront pas réellement condamnés ou très rapidement relâchés?

« Les discours de la chancellerie, reprenant la rhétorique de l'école de la défense sociale, en clair, le délinquant est une victime de la société, exaspèrent les forces de l'ordre et au-delà tous les Français, qui sont inquiets pour leur sécurité »

Les discours de la chancellerie, reprenant la rhétorique de l'école de la défense sociale, en clair, le délinquant est une victime de la société, exaspèrent les forces de l'ordre et au-delà tous les Français, qui sont inquiets pour leur sécurité et qui subissent la hausse de la criminalité. Cette réforme pénale a accru, légitimement, ces inquiétudes. Mais attention, car le niveau de mécontentement s'accroît et devient dangereux. Les enquêtes du CEVIPOF montrent par exemple que 50 % des Français sont aujourd'hui favorables au rétablissement de la peine de mort (+ 15 points depuis 2011), et 43 % des Français pensent que les démocraties ne savent pas bien maintenir l'ordre! Il est temps de réagir et d'ouvrir les yeux…

C'est dans ce contexte général que la fusillade survenue à Saint-Ouen, et la multiplication des révélations sur des évasions réalisées lors de permissions de sortie, a joué comme détonateur d'une crise plus profonde. Il y a une chose capitale que le gouvernement et l'autorité judiciaire doivent absolument comprendre pour essayer de résoudre cette crise: les policiers et les gendarmes exposent leur vie au quotidien. On compte plusieurs morts par an et des dizaines de milliers de blessés dans leurs rangs.

Alors, on ne peut pas entendre ce ras-le-bol généralisé si on ne prend pas en compte cette donnée essentielle. Et les magistrats qui sont de plus en plus exposés, eux aussi, aux «réactions hostiles» et «menaces» au cours des audiences devraient davantage en tenir compte. Alors cessons de nous aveugler et faisons preuve de la fermeté nécessaire.

Il faut réconcilier sécurité et justice. C'est même une urgente et impérieuse nécessité. Cela repose principalement sur trois conditions: sortir l'idéologie de ces débats, écouter les attentes des citoyens et mettre en place une grande politique pénale qui ait pour priorité la sécurité des Français par l'exécution rapide des peines prononcées. C'est l'enjeu majeur des années à venir et sans doute des prochaines élections présidentielles.

 

Les policiers cibles d'agressions en série

Les policiers cibles d'agressions en série

Un agent de la BAC de Seine-Saint-Denis se trouvait lundi dans « un état désespéré ». D'autres ont été visés à Toulouse et Arles.

La tension monte dans la police. En cause: les violences incessantes dont ses agents sont victimes. Déjà trois affaires graves en 24 heures. Lundi, un policier de la brigade anticriminalité (BAC) de Seine-Saint-Denis était dans un «état désespéré». Il a été blessé par balle lors d'une course-poursuite avec des braqueurs à Saint-Ouen. Le pronostic vital est engagé. 

 

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Un monde se meurt; de ses cendres surgira un autre monde

plus spirituel avec ses vrai valeurs actuellement ignorées et rejetées

A chacun de trouver son chemin et de se préparer a cette destruction programmée de la société matérialiste 

dans lequel le peuple est embourbé volontairement par nos élites.

Le VEILLEUR à l' Ile de la REUNION

khefus@orange.fr



12/01/2018
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