GRAAL -ARTHUR-EXCALIBUR - PAIX-LIBERTE-AMOUR DIVIN

LA CAPSULE DU TEMPS DE QIN SHI HUANDI-

 

DES PYRAMIDES  EN CHINE LA CAPSULE DU TEMPS DE QIN SHI HUANDI

Pourquoi Qin Shi Huangdi a-t-il fait détruire toutes les anciennes archives de la Chine ? La question mérite d’être posée et rien n’interdit de penser que ce dernier a mis à l’abri dans une «  Capsule du Temps » des documents du plus haut intérêt concernant le passé de son pays. La vérité se trouve très certainement à Sian !  Chef- lieu de la province de Shan-xi, Sian se souvient qu’elle fut jadis la ville la plus célèbre de la Chine antique. Son histoire remonte à un lointain passé. Son nom était alors Changan: « LA PAIX ETERNELLE ». Blottie dans les replis du bassin de la rivière Wei, affluent du fleuve Jaune, la cité est dominée par les montagnes des Qin ling. Pendant onze siècles, de 206 avant J.-C. à l’an 907 de notre ère, Sian servit de carrefour entre l’Orient et l’Occident. C’est trois siècles avant notre ère que l’empereur Quin Shui Huangdi, l’unificateur de la Chine, y établit sa résidence et fit construire un somptueux palais. La dynastie suivante, celle des Han antérieurs, fonda Changan. Elle se dressait à quelques kilomètres au sud-ouest de l’actuelle ville. De récentes fouilles archéologiques ont révélé la présence d’une enceinte qui mesurait 22 kilomètres. Cette ligne de défense était percée de 12 portes à 3 entrées. La cité était parcourue par 8 voies rectilignes et 160 ruelles. Cette capitale comptant plus d’un million d’habitants, était aussi peuplée qu’Alexandrie ou Rome. Mais lentement, au cours des siècles, Sian amorça un déclin qui se termina par une véritable léthargie. Le monde l’oublia. Cependant vers les années 30, la construction d’une voie ferrée donna un nouvel essor à la cité, en la reliant aux provinces industrialisées de la Chine orientale. Toutefois, ce n’est qu’en 1949, avec l’arrivée des communistes que Sian muta totalement. Le coton poussant en abondance dans la province du San xi, des usines de textiles furent construites pour le traiter. Puis vinrent des complexes fabriquant des engrais et des matières plastiques, ainsi que des machines-outils et des machines agricoles. Dans la ville neuve, des vestiges du passé nous prouvent que toutes les traces d’antan n’ont pas été effacées. Zhong lou, la Tour de la Cloche, en est un exemple frappant. Haute d’une trentaine de mètres, elle se compose de deux parties : une basse massive de forme rectangulaire percée sur chaque face par un portail voûté et une superstructure formée de trois étages; le monument est coiffé d’une toiture recourbée. On accède à sa partie supérieure en empruntant un escalier placé contre la face nord de la tour. Gu lou, la Tour du Tambour, fait face à Zhong lou. Elle s’élève dans la partie méridionale de la rue Beiwan men da jie. Elle date de 1 370. Un musée a été installé à l’étage supérieur. Les amateurs d’art peuvent y voir des pièces d’antiquité très rares datant de l’époque Ming. Sian a polarisé, ces dernières années, l’intérêt des milieux scientifiques mondiaux. De fantastiques découvertes ont été faites par des archéologues chinois, près du tumulus du premier auguste empereur Qin. Un vieil adage assure que le hasard est le dieu des policiers. Il doit en être aussi celui des historiens et des archéologues. C’est en effet grâce à des paysans d’une commune populaire  que l’on a retrouvé une infime partie du trésor de Qin Shi Huangdi. Ces derniers travaillaient en plein champ, à l’est du tumulus royal, quand le terrain s’effondra sous leurs pas. Le destin venait de les mettre en présence de L’ARMEE DE PIERRE ! SIX MILLE CINQ CENTS poteries représentant, grandeur nature, l’ultime garde de l’empereur défunt. Actuellement, il est possible de visiter le chantier archéologique sur lequel travaillent des dizaines de spécialistes. L’armée de pierre a été protégée. On a édifié, au-dessus des poteries prisonnières de la terre, un vaste hall couvert, qui par bien des côtés, ressemble à nos modernes palais d’expositions. Cet édifice permet aux archéologues de travailler avec précision et d’effectuer leurs travaux par n’importe quel temps. Les 6 500 pièces archéologiques (représentations d’hommes et de chevaux) furent à l’origine placées dans une vaste allée couverte, sorte d’immense salle de bois abritée par un toit de terre. Quelques années après la mort du premier Qin, des envahisseurs mirent le feu aux étais; la galerie s’embrasa comme une torche et s’effondra sur les vigilantes sentinelles pétrifiées. Au cours des âges, l’érosion et le ruissellement des eaux firent que les poteries se trouvèrent prisonnières du limon. Chaque jour, les archéologues dégagent avec le plus grand soin les fragments épars et reconstituent chaque pièce brisée. Plusieurs centaines de statues ont ainsi retrouvé leur aspect primitif. On reste admiratif devant un tel travail, il est possible de voir jusqu’où les artistes du premier Qin, qui vécurent au II e siècle de notre ère, avaient poussé loin le souci du détail.

  LES SENTINELLES D’UN MONDE INTERDIT

L’armée de pierre se composait d’une avant-garde, de deux flancs-gardes et d’une arrière-garde. Le rôle dévolu  à chacun de ces soldats variait suivant sa position, c'est-à-dire avec le poste qu’il occupait. Partant de là, son équipement et son armement étaient adaptés à sa mission. Les sculpteurs tinrent compte de ces critères dans leurs œuvres. Sur 6 500 pièces, aucune ne se ressemble! Chaque soldat porte une coiffure différente ! Cheveux peignés en arrière, chignon, raie se découvrent sur ces représentations vieilles de vingt-deux siècles. Mieux, la morphologie de chaque guerrier a été analysée en détail par les historiens. Grâce à la précision de ces représentations, ils ont pu déterminer le lieu d’origine des différentes légions qui servaient le grand Qin. Les habillements, les armes, les détails vestimentaires fournissent encore mille informations susceptibles d’enrichir l’étude du passé. Des archéologues estiment que 20 000 poteries attendent encore un inventeur à Sian ! Leur idée n’est sans doute pas dénuée de fondement. L’armée de pierre gardait une des faces du tumulus de l’empereur. Tout laisse à croire que ce vaste édifice, situé à quelques kilomètres de Ling Tong, était protégé sur ses quatre côtés ! Un important travail a été réalisé sur le plan archéologique sur ce site extraordinaire. Un jour prochain, la Chine parlera et offrira au monde stupéfait des découvertes aussi importantes que celles qui ont été faites dans la vallée du Nil où au Yucatan.

UNE FABULEUSE CITE SOUTERRAINE

IL Y A DES PYRAMIDES EN CHINE ! De véritables pyramides ! Certaines sont modestes, d’autres gigantesques… Nous pouvons donner au tumulus de Qin Shi Huangdi le nom de PYRAMIDE, il en est digne par sa forme et son volume ! Haut de plus de 40 mètres, il est actuellement recouvert d’arbres fruitiers. Il mesurait 48 mètres lorsque Segalen le découvrit. Sa base mesure 350 mètres de côté, soit environ 120 mètres de plus que la Grande Pyramide de Kheops. Son volume est de 1 900 000 mètres cubes ! Cette imposante masse artificielle se place au quatrième rang des grandes entreprises humaines, après la pyramide de Cholula au Mexique et celles de Kheops et Khephren sur le vaste plateau de Gizeh. Des sources historiques fiables nous enseignent que 100 000 ouvriers ont participé à son édification. Le chiffre n’est pas formel, puisque certains avancent le nombre de 700 000 hommes ! Ce tombeau fut construit du vivant de l’empereur, de 27 à 211 avant J.-C.  Selon l’historien  Si ma Qian, la splendeur de ce palais de la mort souterrain, qui s’étire sous l’élévation artificielle, défie toute description. Voici ce que rapporte cet érudit lettré :

«  On creusa le sol jusqu’à l’eau ; on y coula du bronze et on y amena le sarcophage ; des palais, des bâtiments pour tous les administrateurs, des ustensiles merveilleux, des joyaux et des objets rares y furent enfouis. Ils remplirent la sépulture. Des artisans reçurent l’ordre de fabriquer des arbalètes et des flèches automatiques : si quelqu’un avait voulu faire un trou et s’introduire dans la tombe, elles lui auraient soudain tiré dessus. « Un véritable palais souterrain se dressait là, où des ruisseaux de mercure  dessinent d’éternelles rivières : des machines les faisaient couler et se les transmettaient les unes aux autres. En haut étaient tous les signes du ciel ; en bas toute la disposition géographique. On fabriqua avec de la graisse de phoque des torches qu’on avait calculées ne pouvoir s’éteindre de longtemps. Le fils du souverain, Eul-Che, dit : « Il ne faut pas que celles des femmes de l’empereur décédé qui n’ont pas eu de fils soient mises en liberté. » « Ils ordonna que toutes le suivent dans la mort. « Quand le cercueil eut été descendu, quelqu’un dit que les ouvriers et les artisans qui avaient fabriqué les machines et caché les trésors savaient tout ce qui en était et de la grande valeur de ce qui avait été enfoui serait donc divulgué. Quand les funérailles furent terminées et qu’on eut dissimulé la voie centrale qui menait à la sépulture, on fit tomber la porte à l’entrée extérieure de cette voie et on enferma tous ceux qui avaient été employés comme ouvriers et artisans à cacher les trésors ; ils ne purent pas ressortir. On planta des herbes et des plantes pour que la tombe ressemble à une montagne… »

La fabuleuse cité souterraine, véritable microcosme, aurait été pillée en l’an 207 par le général Hiang Yu. Ce dernier aurait ravagé cette imposante « capsule du temps. Des historiens ne croient pas à cette version et estiment que seuls les abords de ce monde interdit ont été détruits. L’armée de pierre en fait foi. Retenons que ce nucléus abrite une représentation du monde d’alors et une carte du ciel de cette lointaine époque. La forme pyramidale donnée à l’ensemble est en analogie avec LA MONTAGNE PRIMORDIALE. Nous devons voir là plus qu’une tentative de camouflage. Qin Shi Huangdi, qui avait détruit toutes les archives du monde qui l’avait précédé, était un lettré. La véritable histoire du passé de la Chine repose sans doute sous la montagne artificielle de Sian. Mais dans ce vaste empire qui vient d’abandonner le communisme pour l’économie de marché, les vieilles traditions sont encore tenaces et peu nombreux sont les aventuriers qui osent s’aventurer au sein de cet hypogée interdit. Le danger des pièges et la peur d’une malédiction constituent une barrière infranchissable, dressée par des millénaires de superstitions. Un univers invisible semble menacer tout profanateur. Espérons que les mentalités évoluent et que dans un proche avenir, la véritable histoire de l’empereur mythique Yao nous soit révélée. Avec ses souvenirs, nous accéderons très certainement à la vérité sur ce déluge qui dans un lointain passé déferla sur notre planète.

VERS D’AUTRES CURIEUX MONUMENTS PYRAMIDAUX

Tout autour de Sian, le chercheur curieux peut découvrir des éléments archéologiques capables d’étancher sa soif d’insolite. A moins de 80 kilomètres de la glorieuse cité, il sera ébloui par le site grandiose de « CHIENLING TOMB ». Seuls d’anciennes gravures peuvent restituer avec fidélité cet impressionnant ensemble funéraire. Il s’agit de la tombe de l’empereur KAOTSUNG (628-683 après J.C.), troisième de la dynastie des Tang. La sépulture a été aménagée sous une haute colline naturelle, travaillée par l’homme, afin de lui donner une parfaite forme pyramidale. Les géomanciens avaient établi avec précision, en fonction de leur science, le lieu précis où devait reposer le souverain pour l’éternité. Même avec beaucoup d’imagination et en s’appuyant sur les éléments archéologiques encore présents sur le terrain, nous pouvons difficilement revoir en image mentale les lieux tels qu’ils étaient jadis. L’ensemble s’étendaient sur plusieurs dizaines de kilomètres carrés. La colline était protégée par des hauts murs flanqués de tours. A l’intérieur de cette enceinte sacrée, un temple se dressait au pied de l’élévation et un autre en coiffait le sommet. Une allée royale, bordée de gigantesques statues à l’images des généraux et des nobles servant Kaotsung, donnait accès à l’entrée de la nécropole. Les hautes murailles qui défendaient l’accès à ce haut lieu sont tombées. Il est cependant aisé de déterminer leur ancienne position. Un peu avant l’ultime seuil, de part et d’autre de la voie royale, deux carrés de statues décapitées attendent la fin des temps. Ces représentations mutilées ont été étudiées avec soin par les historiens. Elles représentent  les ambassadeurs des différents pays qui furent présents aux funérailles du grand Kaotsung. La sépulture du roi a été aménagée sous l’élévation naturelle de Chienling. Des fouilles partielles ont permis de découvrir  de superbes peintures murales ainsi que des poteries tricolores. On ressent ici les surprenants effets du Feeng-Shui. Tout baigne dans l’irréel ; ce site est impressionnant et merveilleux. Les géomanciens ont réussi leur œuvre. Les ondes venues du centre de la terre assistent le double de Kaotsung dans son long voyage dans la grande lumière de l’Orient Eternel.

LA PYRAMIDE DE LA PRINCESSE YUNG TAI

La tombe de la princesse YUNG TAI, la nièce préférée de l’empereur Kaotsung, a été découverte en 1960. Son sépulcre était profondément enfoui sous une pyramide artificielle, édifiée à l’image des monuments égyptiens. Pour qui connaît les édifices de la vallée du Nil, il ne fait aucun doute  que la pyramide qui couvrait la tombe de la jeune princesse n’est qu’une pâle copie des géantes du plateau de Gizeh. La princesse, accusée d’adultère par une conspiration de certains de ses parents , fut condamnée à mort puis exécutée en 701 de notre ère. Reconnue innocente, elle fut honorée par l’empereur Tsong Tsong qui fit édifier le tombeau et la pyramide qui le coiffe. Il est possible de visiter la tombe de Yung Tai. Une pente douce conduit au cœur de la construction, qui elle aussi fut aménagée à l’image de celles de la vallée des Rois ! Cette tombe possède de superbes panneaux muraux qui illustrent les grands moments de la courte vie de la suppliciée. Le sarcophage de Yung Tai repose au centre précis de la petite pyramide. Il en forme le nucléus. Différents éléments archéologiques découverts dans cette tombe ont permis aux spécialistes d’éclairer d’un nouveau jour une portion de l’histoire de la Chine ancienne. Cette histoire est intimement liée à la magie, qui régna en maîtresse pendant de long siècles dans l’Empire du Milieu.

 

DES PYRAMIDES  EN CHINE LA CAPSULE DU TEMPS DE QIN SHI HUANDI

Pourquoi Qin Shi Huangdi a-t-il fait détruire toutes les anciennes archives de la Chine ? La question mérite d’être posée et rien n’interdit de penser que ce dernier a mis à l’abri dans une «  Capsule du Temps » des documents du plus haut intérêt concernant le passé de son pays. La vérité se trouve très certainement à Sian !  Chef- lieu de la province de Shan-xi, Sian se souvient qu’elle fut jadis la ville la plus célèbre de la Chine antique. Son histoire remonte à un lointain passé. Son nom était alors Changan: « LA PAIX ETERNELLE ». Blottie dans les replis du bassin de la rivière Wei, affluent du fleuve Jaune, la cité est dominée par les montagnes des Qin ling. Pendant onze siècles, de 206 avant J.-C. à l’an 907 de notre ère, Sian servit de carrefour entre l’Orient et l’Occident. C’est trois siècles avant notre ère que l’empereur Quin Shui Huangdi, l’unificateur de la Chine, y établit sa résidence et fit construire un somptueux palais. La dynastie suivante, celle des Han antérieurs, fonda Changan. Elle se dressait à quelques kilomètres au sud-ouest de l’actuelle ville. De récentes fouilles archéologiques ont révélé la présence d’une enceinte qui mesurait 22 kilomètres. Cette ligne de défense était percée de 12 portes à 3 entrées. La cité était parcourue par 8 voies rectilignes et 160 ruelles. Cette capitale comptant plus d’un million d’habitants, était aussi peuplée qu’Alexandrie ou Rome. Mais lentement, au cours des siècles, Sian amorça un déclin qui se termina par une véritable léthargie. Le monde l’oublia. Cependant vers les années 30, la construction d’une voie ferrée donna un nouvel essor à la cité, en la reliant aux provinces industrialisées de la Chine orientale. Toutefois, ce n’est qu’en 1949, avec l’arrivée des communistes que Sian muta totalement. Le coton poussant en abondance dans la province du San xi, des usines de textiles furent construites pour le traiter. Puis vinrent des complexes fabriquant des engrais et des matières plastiques, ainsi que des machines-outils et des machines agricoles. Dans la ville neuve, des vestiges du passé nous prouvent que toutes les traces d’antan n’ont pas été effacées. Zhong lou, la Tour de la Cloche, en est un exemple frappant. Haute d’une trentaine de mètres, elle se compose de deux parties : une basse massive de forme rectangulaire percée sur chaque face par un portail voûté et une superstructure formée de trois étages; le monument est coiffé d’une toiture recourbée. On accède à sa partie supérieure en empruntant un escalier placé contre la face nord de la tour. Gu lou, la Tour du Tambour, fait face à Zhong lou. Elle s’élève dans la partie méridionale de la rue Beiwan men da jie. Elle date de 1 370. Un musée a été installé à l’étage supérieur. Les amateurs d’art peuvent y voir des pièces d’antiquité très rares datant de l’époque Ming. Sian a polarisé, ces dernières années, l’intérêt des milieux scientifiques mondiaux. De fantastiques découvertes ont été faites par des archéologues chinois, près du tumulus du premier auguste empereur Qin. Un vieil adage assure que le hasard est le dieu des policiers. Il doit en être aussi celui des historiens et des archéologues. C’est en effet grâce à des paysans d’une commune populaire  que l’on a retrouvé une infime partie du trésor de Qin Shi Huangdi. Ces derniers travaillaient en plein champ, à l’est du tumulus royal, quand le terrain s’effondra sous leurs pas. Le destin venait de les mettre en présence de L’ARMEE DE PIERRE ! SIX MILLE CINQ CENTS poteries représentant, grandeur nature, l’ultime garde de l’empereur défunt. Actuellement, il est possible de visiter le chantier archéologique sur lequel travaillent des dizaines de spécialistes. L’armée de pierre a été protégée. On a édifié, au-dessus des poteries prisonnières de la terre, un vaste hall couvert, qui par bien des côtés, ressemble à nos modernes palais d’expositions. Cet édifice permet aux archéologues de travailler avec précision et d’effectuer leurs travaux par n’importe quel temps. Les 6 500 pièces archéologiques (représentations d’hommes et de chevaux) furent à l’origine placées dans une vaste allée couverte, sorte d’immense salle de bois abritée par un toit de terre. Quelques années après la mort du premier Qin, des envahisseurs mirent le feu aux étais; la galerie s’embrasa comme une torche et s’effondra sur les vigilantes sentinelles pétrifiées. Au cours des âges, l’érosion et le ruissellement des eaux firent que les poteries se trouvèrent prisonnières du limon. Chaque jour, les archéologues dégagent avec le plus grand soin les fragments épars et reconstituent chaque pièce brisée. Plusieurs centaines de statues ont ainsi retrouvé leur aspect primitif. On reste admiratif devant un tel travail, il est possible de voir jusqu’où les artistes du premier Qin, qui vécurent au II e siècle de notre ère, avaient poussé loin le souci du détail.

  LES SENTINELLES D’UN MONDE INTERDIT

L’armée de pierre se composait d’une avant-garde, de deux flancs-gardes et d’une arrière-garde. Le rôle dévolu  à chacun de ces soldats variait suivant sa position, c'est-à-dire avec le poste qu’il occupait. Partant de là, son équipement et son armement étaient adaptés à sa mission. Les sculpteurs tinrent compte de ces critères dans leurs œuvres. Sur 6 500 pièces, aucune ne se ressemble! Chaque soldat porte une coiffure différente ! Cheveux peignés en arrière, chignon, raie se découvrent sur ces représentations vieilles de vingt-deux siècles. Mieux, la morphologie de chaque guerrier a été analysée en détail par les historiens. Grâce à la précision de ces représentations, ils ont pu déterminer le lieu d’origine des différentes légions qui servaient le grand Qin. Les habillements, les armes, les détails vestimentaires fournissent encore mille informations susceptibles d’enrichir l’étude du passé. Des archéologues estiment que 20 000 poteries attendent encore un inventeur à Sian ! Leur idée n’est sans doute pas dénuée de fondement. L’armée de pierre gardait une des faces du tumulus de l’empereur. Tout laisse à croire que ce vaste édifice, situé à quelques kilomètres de Ling Tong, était protégé sur ses quatre côtés ! Un important travail a été réalisé sur le plan archéologique sur ce site extraordinaire. Un jour prochain, la Chine parlera et offrira au monde stupéfait des découvertes aussi importantes que celles qui ont été faites dans la vallée du Nil où au Yucatan.

UNE FABULEUSE CITE SOUTERRAINE

IL Y A DES PYRAMIDES EN CHINE ! De véritables pyramides ! Certaines sont modestes, d’autres gigantesques… Nous pouvons donner au tumulus de Qin Shi Huangdi le nom de PYRAMIDE, il en est digne par sa forme et son volume ! Haut de plus de 40 mètres, il est actuellement recouvert d’arbres fruitiers. Il mesurait 48 mètres lorsque Segalen le découvrit. Sa base mesure 350 mètres de côté, soit environ 120 mètres de plus que la Grande Pyramide de Kheops. Son volume est de 1 900 000 mètres cubes ! Cette imposante masse artificielle se place au quatrième rang des grandes entreprises humaines, après la pyramide de Cholula au Mexique et celles de Kheops et Khephren sur le vaste plateau de Gizeh. Des sources historiques fiables nous enseignent que 100 000 ouvriers ont participé à son édification. Le chiffre n’est pas formel, puisque certains avancent le nombre de 700 000 hommes ! Ce tombeau fut construit du vivant de l’empereur, de 27 à 211 avant J.-C.  Selon l’historien  Si ma Qian, la splendeur de ce palais de la mort souterrain, qui s’étire sous l’élévation artificielle, défie toute description. Voici ce que rapporte cet érudit lettré :

«  On creusa le sol jusqu’à l’eau ; on y coula du bronze et on y amena le sarcophage ; des palais, des bâtiments pour tous les administrateurs, des ustensiles merveilleux, des joyaux et des objets rares y furent enfouis. Ils remplirent la sépulture. Des artisans reçurent l’ordre de fabriquer des arbalètes et des flèches automatiques : si quelqu’un avait voulu faire un trou et s’introduire dans la tombe, elles lui auraient soudain tiré dessus. « Un véritable palais souterrain se dressait là, où des ruisseaux de mercure  dessinent d’éternelles rivières : des machines les faisaient couler et se les transmettaient les unes aux autres. En haut étaient tous les signes du ciel ; en bas toute la disposition géographique. On fabriqua avec de la graisse de phoque des torches qu’on avait calculées ne pouvoir s’éteindre de longtemps. Le fils du souverain, Eul-Che, dit : « Il ne faut pas que celles des femmes de l’empereur décédé qui n’ont pas eu de fils soient mises en liberté. » « Ils ordonna que toutes le suivent dans la mort. « Quand le cercueil eut été descendu, quelqu’un dit que les ouvriers et les artisans qui avaient fabriqué les machines et caché les trésors savaient tout ce qui en était et de la grande valeur de ce qui avait été enfoui serait donc divulgué. Quand les funérailles furent terminées et qu’on eut dissimulé la voie centrale qui menait à la sépulture, on fit tomber la porte à l’entrée extérieure de cette voie et on enferma tous ceux qui avaient été employés comme ouvriers et artisans à cacher les trésors ; ils ne purent pas ressortir. On planta des herbes et des plantes pour que la tombe ressemble à une montagne… »

La fabuleuse cité souterraine, véritable microcosme, aurait été pillée en l’an 207 par le général Hiang Yu. Ce dernier aurait ravagé cette imposante « capsule du temps. Des historiens ne croient pas à cette version et estiment que seuls les abords de ce monde interdit ont été détruits. L’armée de pierre en fait foi. Retenons que ce nucléus abrite une représentation du monde d’alors et une carte du ciel de cette lointaine époque. La forme pyramidale donnée à l’ensemble est en analogie avec LA MONTAGNE PRIMORDIALE. Nous devons voir là plus qu’une tentative de camouflage. Qin Shi Huangdi, qui avait détruit toutes les archives du monde qui l’avait précédé, était un lettré. La véritable histoire du passé de la Chine repose sans doute sous la montagne artificielle de Sian. Mais dans ce vaste empire qui vient d’abandonner le communisme pour l’économie de marché, les vieilles traditions sont encore tenaces et peu nombreux sont les aventuriers qui osent s’aventurer au sein de cet hypogée interdit. Le danger des pièges et la peur d’une malédiction constituent une barrière infranchissable, dressée par des millénaires de superstitions. Un univers invisible semble menacer tout profanateur. Espérons que les mentalités évoluent et que dans un proche avenir, la véritable histoire de l’empereur mythique Yao nous soit révélée. Avec ses souvenirs, nous accéderons très certainement à la vérité sur ce déluge qui dans un lointain passé déferla sur notre planète.

VERS D’AUTRES CURIEUX MONUMENTS PYRAMIDAUX

Tout autour de Sian, le chercheur curieux peut découvrir des éléments archéologiques capables d’étancher sa soif d’insolite. A moins de 80 kilomètres de la glorieuse cité, il sera ébloui par le site grandiose de « CHIENLING TOMB ». Seuls d’anciennes gravures peuvent restituer avec fidélité cet impressionnant ensemble funéraire. Il s’agit de la tombe de l’empereur KAOTSUNG (628-683 après J.C.), troisième de la dynastie des Tang. La sépulture a été aménagée sous une haute colline naturelle, travaillée par l’homme, afin de lui donner une parfaite forme pyramidale. Les géomanciens avaient établi avec précision, en fonction de leur science, le lieu précis où devait reposer le souverain pour l’éternité. Même avec beaucoup d’imagination et en s’appuyant sur les éléments archéologiques encore présents sur le terrain, nous pouvons difficilement revoir en image mentale les lieux tels qu’ils étaient jadis. L’ensemble s’étendaient sur plusieurs dizaines de kilomètres carrés. La colline était protégée par des hauts murs flanqués de tours. A l’intérieur de cette enceinte sacrée, un temple se dressait au pied de l’élévation et un autre en coiffait le sommet. Une allée royale, bordée de gigantesques statues à l’images des généraux et des nobles servant Kaotsung, donnait accès à l’entrée de la nécropole. Les hautes murailles qui défendaient l’accès à ce haut lieu sont tombées. Il est cependant aisé de déterminer leur ancienne position. Un peu avant l’ultime seuil, de part et d’autre de la voie royale, deux carrés de statues décapitées attendent la fin des temps. Ces représentations mutilées ont été étudiées avec soin par les historiens. Elles représentent  les ambassadeurs des différents pays qui furent présents aux funérailles du grand Kaotsung. La sépulture du roi a été aménagée sous l’élévation naturelle de Chienling. Des fouilles partielles ont permis de découvrir  de superbes peintures murales ainsi que des poteries tricolores. On ressent ici les surprenants effets du Feeng-Shui. Tout baigne dans l’irréel ; ce site est impressionnant et merveilleux. Les géomanciens ont réussi leur œuvre. Les ondes venues du centre de la terre assistent le double de Kaotsung dans son long voyage dans la grande lumière de l’Orient Eternel.

LA PYRAMIDE DE LA PRINCESSE YUNG TAI

La tombe de la princesse YUNG TAI, la nièce préférée de l’empereur Kaotsung, a été découverte en 1960. Son sépulcre était profondément enfoui sous une pyramide artificielle, édifiée à l’image des monuments égyptiens. Pour qui connaît les édifices de la vallée du Nil, il ne fait aucun doute  que la pyramide qui couvrait la tombe de la jeune princesse n’est qu’une pâle copie des géantes du plateau de Gizeh. La princesse, accusée d’adultère par une conspiration de certains de ses parents , fut condamnée à mort puis exécutée en 701 de notre ère. Reconnue innocente, elle fut honorée par l’empereur Tsong Tsong qui fit édifier le tombeau et la pyramide qui le coiffe. Il est possible de visiter la tombe de Yung Tai. Une pente douce conduit au cœur de la construction, qui elle aussi fut aménagée à l’image de celles de la vallée des Rois ! Cette tombe possède de superbes panneaux muraux qui illustrent les grands moments de la courte vie de la suppliciée. Le sarcophage de Yung Tai repose au centre précis de la petite pyramide. Il en forme le nucléus. Différents éléments archéologiques découverts dans cette tombe ont permis aux spécialistes d’éclairer d’un nouveau jour une portion de l’histoire de la Chine ancienne. Cette histoire est intimement liée à la magie, qui régna en maîtresse pendant de long siècles dans l’Empire du Milieu.

Photo de Guy Tarade.
Photo de Guy Tarade.
Photo de Guy Tarade.
Photo de Guy Tarade.
Photo de Guy Tarade.
 
 


22/07/2014
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