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Il faut remonter aux grandes grèves de 1947 pour retrouver une dernière trace de l’utilisation de forces militaires sur le territoire métropolitain pour encadrer une manifestation. Christian Hartmann/Reuters
Il faut remonter aux grandes grèves de 1947 pour retrouver une dernière trace de l’utilisation de forces militaires sur le territoire métropolitain pour encadrer une manifestation. Christian Hartmann/Reuters
 

Sécurité. Macron jette l’armée dans sa bataille contre les gilets jaunes

Vendredi, 22 Mars, 2019

L’exécutif a décidé de solliciter les militaires de l’opération « Sentinelle » pour prêter main-forte, samedi, aux policiers dans le maintien de l’ordre face aux manifestants. Une décision historique et dangereuse, qui fait l’amalgame entre mouvement social et terrorisme.

Une réponse du pouvoir aussi inédite que dangereuse. La mission antiterroriste militaire « Sentinelle » sera donc mobilisée de manière « renforcée », samedi, dans le cadre de l’acte XIX des gilets jaunes, afin de protéger des bâtiments officiels et autres « points fixes ». Une façon de répondre à la demande de certains syndicats de police en décembre dernier. Mais comment imaginer qu’il n’y aura pas, d’une façon ou d’une autre, confrontation ? C’est pourtant ce risque énorme que prend l’exécutif, une semaine après les incidents sur les Champs-Élysées, qui se sont soldés par le limogeage de trois hauts fonctionnaires de la préfecture de police de Paris, le retour de la « doctrine du 8 décembre », avec force interpellations et lanceurs de balles de défense. À Didier Lallement, successeur du préfet Delpuech, Christophe Castaner a réclamé « une impunité zéro. La place des black blocs est en prison, pas sur les Champs-Élysées ». Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, avance que l’usage de l’armée se fait « conformément à la mission du dispositif » « Sentinelle ». Lequel répond à la menace terroriste. Donc, en toute logique…

L’initiative de déployer des soldats, si elle trouve des soutiens, tels François Bayrou ou Ségolène Royal, suscite des commentaires inquiets ailleurs. Pour Jean-Luc Mélenchon, « quelles que soient les circonstances, l’armée ne peut et ne doit assurer aucune tache de pilice



22/03/2019
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